Le Magazine de la CCFI : Parlez-nous de votre parcours professionnel ?
Abigail Gemo : Je suis originaire des Etats-Unis. Je travaille à la Fondation Scientifique de Lyon et du Sud-est depuis juillet 2001, ayant joint l’équipe en tant que Project Manager pour le développement de la convention d’affaires BioSquare. J’ai contribué au développement des outils de « marketing/communication » pour le Forum Mondial des Sciences de la Vie BioVision. C’est entre fin 2004 et début 2005 que la direction de BioVision.Nxt m’a été confiée.
CCFIRA : Rappelez-nous votre rôle au sein de BioVision ?
Abigail Gemo : Je suis directrice du programme BioVision.Nxt qui se tient tous les deux ans et réunit les meilleurs doctorants, post-doctorants et MBAs (Master of Business Administration) issus des universités et des instituts de recherches les plus renommés au monde. Aujourd’hui, je travaille avec les différents réseaux internationaux qui participent à ce programme, j’organise des workshops avec des partenaires pour la classe 2007 et je travaille activement aux côtés d’UNICEF, avec laquelle nous allons co-organiser une nouvelle facette de ce programme qui va s’appeler : The.Nxt Generation Forum.
CCFIRA : Quels sont les objectifs de ces programmes ?
Abigail Gemo : BioVision.Nxt a été lancé en 2001. Initialement, ce programme biennal réunissait des jeunes bioleaders de demain afin de leur présenter les experts mondiaux de BioVision. Lors de la troisième édition, en 2005, ce programme a atteint sa maturité. La « Classe de 2005 » était une pépinière de talents absolument exceptionnelle ! UNICEF a exprimé le désir de travailler davantage avec cette jeune génération qui comportait également huit jeunes scientifiques israéliens de très haut niveau. De là est né le .Nxt Generation Forum. Cette « Classe de 2005 Fellows » va donc, l’année prochaine, entrer en contact par binômes avec des jeunes adolescents d’UNICEF dans les pays les plus pauvres. Les Fellows vont échanger avec les jeunes adolescents d’UNICEF, leurs familles, les autorités locales concernées et les représentants d’UNICEF sur place pour apporter des solutions concrètes aux réels besoins du terrain. Un rapport sera ensuite réalisé et présenté à BioVision.
CCFIRA : Quelle est la relation entre BioVision et la Chambre de Commerce France-Israël Rhône-Alpes ?
Abigail Gemo : Nous avons une relation très forte avec la CCFI Rhône-Alpes depuis l’année 2003 lorsque la Chambre a décidé d’être extrêmement proactive au sein de BioVision. La CCFI Rhône-Alpes véhicule la forte présence d’Israël en matière de recherche scientifique et de développement. C’est sur cela que repose tout notre partenariat.
CCFIRA : Parlez-nous de votre rencontre avec la CCFI Rhône-Alpes.
Abigail Gemo : Nous avons été contactés par la Chambre de Commerce France-Israël afin qu’Israël et toute sa communauté scientifique soient davantage impliqués dans BioVision. Il y a dans ce pays un réservoir d’excellence dans les domaines de la science, de la société et de l’industrie et c’est ce que recherche notre forum. Israël a beaucoup à partager avec la communauté internationale.
CCFIRA : Quel a été le travail réalisé avec Israël et quels sont les projets en cours ?
Abigail Gemo : En 2003 Israël avait organisé un pavillon au sein de BioVision. Parallèlement à cette présence, une délégation de sociétés Biotech israéliennes a participé à la convention d’affaires BioSquare. Le pays était également représenté au BioSquare 2004 à Bale en Suisse. C’est lors de BioVison 2005 que nous avons développé notre partenariat avec Israël par le biais du programme BioVision.Nxt qui a vu la participation de huit jeunes scientifiques israéliens. Un pavillon israélien sera également présent BioVision 2007, du 11 au 14 mars. Par ailleurs, nous désirons poursuivre ce partenariat grâce au programme BioVision.Nxt en travaillant plus étroitement avec les universités et les instituts de recherches israéliens.
CCFIRA : Quel est le bilan avec la CCFI Rhône-Alpes ?
Abigail Gemo : Le bilan est très positif. La CCFI montre par son implication pro-active à BioVision une volonté de contribuer au dialogue autour des grandes thématiques des sciences de la vie et de partager ses savoir-faire à l’échelle internationale… J’ajouterai ceci : « They understand »… Les membres de la CCFI Rhône-Alpes et Israël ont compris qu’il faut partager les connaissances, travailler ensemble et faire confiance à la jeunesse. Telle est la richesse de ce pays !
Copyright : revue de la CCFI Rhône-alpes n°2 d’octobre 2006, Cécile Bouhey



