Aug 14

ISRAELVALLEY MEDICAL - Le cannabis deviendra t'il bientôt un médicament comme les autres?

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Benjamin Kupfer | Éducation

Avancée thérapeutique dans l’usage du cannabis médical. Le cannabis connu comme une drogue très en vogue chez les jeunes contient des agents actifs permettant de traiter avec succès un grand nombre de maladies. Il est en effet prouvé scientifiquement que le cannabis médical est entre autre un antipsychotique, un anti-vomitif, un antispasmodique et un antidouleur puissant aidant les malades en phase terminale à lutter contre les douleurs chroniques. Il est même administré aux malades atteins du VIH pour les aider à retrouver l’appétit. On retrouve l’usage médical de la marijuana dans plusieurs textes égyptiens datant de plus de 3500 ans. Il est déjà prescrit dans le Shen nung pen Ts’ao king, le plus vieux receuil chinois traitant de plantes médicales pour combattre les maladies infectieuses et les hémorragies. Mais son usage tombe sous le coup de la prohibition à cause de ses effets euphorisants et de la dépendance qu’il engendre.

Ce double effet n’est pas surprenant. De nombreuses plantes produisent des agents chimiques pour se défendre des insectes et autres parasites. Le cannabis produit quatre-vingt de ces substances dont le THC (Tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol).

Le THC, isolé en 1964 par une équipe de l’institut Weizmann bien qu’ayant des vertus médicales prouvées, cause un engourdissement sensoriel et un effet euphorisant. Le CBD aide à lutter contre le diabète, agit comme un puissant antidépresseur et peut même aider à stopper le développement de tumeurs cancéreuses. C’est ainsi que la société israélienne Tikun Olam, fournisseur de cannabis médical, en partenariat avec le Prof. Ruth Galili, de l’Université Hébraïque de Jérusalem ont cherché, avec succès, à muter le cannabis en neutralisant le THC et en augmentant de façon sensible le CBD.

Pour Tzahi Klein, responsable de Tikun Olam, ce nouveau cannabis made in Israël “a la même odeur, ainsi que la forme et le goût de la plante originale. C’est exactement le même, mais les sensations associées à sa consommation ont disparu”. Certains acheteurs plus intéressés par le côté récréatif du cannabis peuvent être déçus: “Beaucoup de nos patients ont essayé la nouvelle plante et sont ensuite venus me voir en se plaignant d’avoir été floués.”

Débarrassé de ces effets néfastes, le cannabis est à l’orée d’un tournant qui peut s’avérer historique. Cette avancée capitale permettra t’elle de libérer enfin le fantastique potentiel thérapeutique du cannabis?

Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.tikun-olam.co.il/
- http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4236005,00.html

Rédacteurs :
Benjamin Kupfer, VI Chercheur à l’université Bar-Ilan

Source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70404.htm