May 13

ISRAELVALLEY - Strauss a été la première firme israélienne à déclarer le blocage de la rémunération des dirigeants

Authors picture

Lionel Yrhi (Netanya) | Économie

Pendant la révolte des tentes, le peuple israélien dénonçait les prix des logements, mais également l’instabilité du travail. Pourtant, quelques entreprises maintiennent à un niveau constant et satisfaisant salaires, privilèges et ambiances de travail, gardant ainsi les travailleurs heureux.

Intel se positionne en tête de liste, et ce pour la 5eme année consécutive
Selon les résultats, les Israéliens sont attirés en priorité vers les entreprises à forte portée internationale et innovatrice, mais également vers les sociétés assurant une certaine progression financière. Cette année, la Hi Tech se place en pole position, avec, en tête, les sociétés les plus anciennes, et donc les mieux implantées, qui ont l’avantage d’inspirer une certaine sécurité professionnelle.

Qui sont les dix premiers ?
Cette année, Intel occupe la première place, et cumule plus de 8 années consécutives classées en première ou en deuxième position. Sa puissance économique ainsi que sa prestance internationale assurent aux employés une stabilité financière ainsi qu’une répartition juste des salaires et des conditions de travail. Intel combine également les métiers de la high tech ainsi que ceux de la production et rassemble donc toutes les classes sociales israéliennes.

Hevrat Hashmal (EDF en Israël) se positionne directement derrière Intel, en seconde position, gagnant notamment une place, depuis l’année dernière. Le monopole du gouvernement assure une parfaite stabilité financière aux employés, mais présente surtout des avantages non négligeables : électricité gratuite, hauts salaires etc… ce qui a pour effet, de temps à autres, de scandaliser la population.

La troisième place est attribuée à Teva, l’entreprise dont tous les Israéliens aiment à se vanter. Malgré les nombreux changements de directeurs, la société générique n’a jamais été influencée et a toujours conservé les mêmes droits pour ses employés Cette année, le géant de l’industrie pharmaceutique gagne également une place. Elle offre des soins médicaux à 6900 travailleurs qui bénéficient d’un large programme d’assurance santé.

En quatrième position se situe l’entreprise high tech HP Israel, qui évolue de quatre rangs depuis l’année dernière. Trois grandes sociétés de high tech font leur entrée cette année dans la liste des 10 entreprises les plus prisées : Microsoft, qui passe de la 11ème à la 5ème position, Google Israel, qui fait sa fulgurante évolution depuis la 25ème place jusqu’à la 7ème, et enfin Amdocs, qui gagne 8 places pour se situer en 9ème position.

HP (4) et Microsoft (5), engagent des milliers de travailleurs à travers le pays (800 chez Microsoft et 6000 chez HP). Elle permettent le développement de nombreuses start-up, et attirent des gens de tous domaines, y compris ceux dont la high tech n’est pas la formation d’origine. Leurs caractères internationaux représentent également un véritable tremplin pour les salariés désirant travailler à l’étranger.

Classement des 10 premieres entreprises
Les positions 6 et 8 sont occupées respectivement par les grandes banques israéliennes Hapoalim et Leumi. L’ascension des entreprises high tech à infligé une régression d’une place à chacune d’entre elles mais elles restent toujours en compétition. Beaucoup d’Israéliens postulent dans les banques et pour cause : amélioration constante des conditions de travail, heures de travail raisonnables, ainsi que des plans de carrières attractifs. En outre, les cadres bancaires se voient proposés des avantages divers tels des activités sociales et ou des loisirs destinés.

Google Israël (7) continue sa remarquable ascension en se positionnant pour la première fois dans le top 10. Malgré son impressionnante réputation en terme de conditions de travail, elle n’a jamais obtenu la première place, et sa notoriété relève plus de l’immense buzz de ses quelques 300 employés, plutôt que de science exact. Toutefois le caractère international de l’entreprise séduit bon nombre de candidats désirant faire partie de cette entreprise à la renommée quasi-légendaire.

Le public pourra être surpris de la montée au 9eme rang d’Amdocs, souvent assimilée à une société « militaire » qui différencierait les travailleurs en fonction de leurs statuts hiérarchiques, ou réserverait l’utilisation de certains ascenseurs pour les « simples » employés, et d’autres pour les managers. Pourtant les salariés semblent admirer la réussite de la société, surtout quand Amdocs reste l’une des entreprises israéliennes les plus populaires outre-frontieres.

Enfin, la dernière place du peloton est attribuée au géants alimentaire Strauss. Malgré les manifestations contre la vie chère, l’entreprise a été la première à déclarer le blocage de la rémunération des dirigeants, pour réinvestir plus de 6 millions de shekels dans l’amélioration des salaires des employés. Le salaire moyen des travailleurs est ainsi plus élevé que le salaire moyen général sur le marché. Selon les déclarations de la société, le salaire moyen d’un travailleur Strauss serait de 10.000 shekels.

Lionel Yrhi (Netanya)