Né en 1985 à Jérusalem d’un père palestinien et d’une mère française, originaire de Bourg-en-Bresse, Salah Hamouri a été libéré des geoles israéliennes trés récemment. La France a joué un rôle certain dans cette libération.
Selon (1) Hélène Prudhon : "Depuis la libération historique de la première vague de 477 prisonniers, les deux factions palestiniennes rivalisent dans la surenchère financière. A Gaza, le Hamas (à l’origine de l’accord, ce qu’il ne manque pas de souligner) a vu les choses en très grand, en particulier pour les 165 prisonniers de Cisjordanie qui ont été exilés dans l’étroit territoire. A commencer par un séjour durant plusieurs semaines dans un tout récent palace cinq étoiles en bord de mer, le Al-Mashtal. A 140 dollars la nuit, l’investissement a dépassé les 200.000 euros.
Les prisonniers ont, dès leur sortie, reçu une prime de 2.000 dollars (1.500 euros) que la plupart ont utilisée pour acheter vêtements et chaussures (ils n’ont pu ramener que le strict minimum de leur cellule israélienne).
Une manière indirecte, aussi, de faire vivre une économie gazaouite qui tourne à vide. Avec un salaire moyen qui avoisine les 260 euros par mois, en 2010, et un taux de chômage d’environ 40%, sans compter des exportations quasi nulles, la population de l’étroite bande de terre n’est certainement pas l’une des plus consommatrices.
Le territoire a ainsi vécu ces deux derniers mois au rythme du retour des prisonniers: parades, barbecues géants chaque jour dans les parcs de la ville… Les prisonniers ont été mis bien loin des difficultés quotidiennes de la population de Gaza.
Aujourd’hui, les détenus exilés ont presque tous quitté l’hôtel. Ils ont reçu un second chèque de 10.000 dollars pour trouver un appartement dans Gaza, le meubler et y rester sans frais pendant près d’un an. Autre cadeau promis par le gouvernement: une voiture pour chacun.
Depuis deux mois, beaucoup se sont mariés, certains avec des femmes qu’ils ont fait venir de Cisjordanie. Là encore, les coûts ont été pris en charge par le Hamas. La plupart ont fait le choix de prendre ou reprendre le chemin de l’université à Gaza (dont les frais de scolarité ont aussi été entièrement pris en charge par le gouvernement).






