EXCLUSIF. Dan Catarivas, Directeur International au patronat israélien l’a confirmé hier à IsraelValley : la Ministre Christine Lagarde sera en Israël en Juin 2011. Elle assistera au “The Israeli Presidential Conference 2011. Facing Tomorrow” qui se tiendra du 21 au 23 Juin 2011 à Jérusalem. Cette conférence est une sorte de “Davos Made In Israel”. C’est Shimon Peres qui en au l’idée lors de ses très nombreuse visites en Suisse lors du Davos.
En 2010, le Financial Times, qui établit chaque année un classement des meilleurs ministres des Finances de la zone euro, a placé cette année Christine Lagarde à la première place.
“Que ce soit pour ses «performances sur la scène internationale sur la régulation et l’avenir du secteur bancaire» ou pour la «résistance de l’économie française» face à la crise, Christine Lagarde a été désignée par un jury réuni pour le Financial Times meilleure ministre des finances de la zone euro.
Le journal londonien a affirmé qu’en cette année de crise économique et financière mondiale, les ministres des finances «devaient se débarrasser des concepts habituellement utilisés et d’improviser une politique nouvelle alors que l’Europe faisait face à la pire crise connue depuis la seconde guerre mondiale». Avec une année qui s’est avérée «épique» en termes d’événements économiques, ce trophée reflète ainsi «les performances réalisées durant ces 12 mois», selon le Financial Times". (1)
BIO-EXPRESS: Après une formation en droit et une carrière au sein d’un des plus grands cabinets d’avocats américains, elle a occupé le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur et de ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Elle est ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi du deuxième gouvernement François Fillon depuis le 18 juin 2007, et la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.
Après son baccalauréat obtenu en 1974, elle obtient une bourse et décide de partir une première fois pour un an aux États-Unis. Elle y suit des cours, est diplômée du lycée Holton Arms School à Bethesda (Maryland) et effectue un stage au Capitole en tant qu’assistante parlementaire du représentant républicain du Maine, William S. Cohen, qui deviendra ensuite secrétaire à la Défense de Bill Clinton.
De retour en France, elle suit des cours à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence puis à l’Institut d’études politiques de Paris (dont elle n’obtiendra pas le diplôme) et obtient une maîtrise d’anglais, une maîtrise de droit des affaires et un diplôme d’études supérieures spécialisées de droit social à l’Université Paris X, tout en enseignant le droit à l’université Paris X. À deux reprises, elle tente sans succès d’intégrer l’École nationale d’administration, et dit ne pas regretter du tout ces échecs.
En 1981, après ses études, elle est avocate au barreau de Paris, et rejoint le bureau parisien du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux (4 400 collaborateurs dans 35 pays) dont elle gravira tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991 membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et présidente de ce comité en 1999, la première femme à le devenir. Elle occupera ce poste jusqu’en 2004. Sous sa présidence, Baker & Mckenzie a augmenté son chiffre d’affaires de 50 % pour clôturer l’exercice 2004 à 1 228 millions de dollars. En 2002, elle est classée 5e femme d’affaires européenne par le Wall Street Journal Europe.
De 1995 à 2002, elle est membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA-UE-Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique.
En avril 2005, elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde, place qu’elle a quittée avant de devenir ministre déléguée.—
ISRAELVALLEY. DANS NOS RECENTES ARCHIVES
Christine Lagarde, Ministre Française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a cité Montesquieu lors d’une soirée France-Israël qui a eu lieu en tout début de semaine à l’OCDE : « Le commerce, c’est une autre façon d’adoucir les mœurs. Et là où il y a du commerce, il y a de douces mœurs ».
IsraelValley reprend un article paru dans le site du CRIF (extraits) : "Nicole Guedj, présidente de la Fondation France-Israël a réussi un beau challenge (..) le 7 mars 2011 devant plus de 300 personnes. La Fondation, créée en 2005 par le Président de la République Française et le Premier Ministre de l’Etat d’Israël, a pour première vocation le rapprochement des sociétés civiles des deux pays.
L’hôte de la soirée, Angel Gurria, Secrétaire Général de la soirée, a rappelé le processus exemplaire d’adhésion d’Israël à l’OCDE qui a seulement pris 3 ans pour entrer dans les critères politiques, économiques et sociaux de l’organisation Internationale. Christine Lagarde a indiqué le niveau des relations commerciales entre les deux pays, la France est le 10ème partenaire d’Israël et son 9ème client pour un montant d’exportations d’un milliard d’Euros, en hausse de 15 % en 2010. Elle a annoncé aussi les Journées Franco-israéliennes de l’Innovation à Bercy à l’automne 2011.
Elle a terminé son intervention par une phrase de Hannah Arendt : « Le progrès et la catastrophe sont l’envers et le revers d’une même médaille » pour proposer que, de la crise financière de 2008, on aille vers une progression collective France et Israël en 2011.
Se sont succédés ensuite :
1.Youval Steinitz, Ministre Israélien des Finances en vidéo
2. L’Ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal
3. Hubert Olivier, président de Teva France
4. Steve Gentili, PDG de la BRED et président du Forum Francophone des Affaires qui organisera les assises de la Francophonie Economique en Israël cette année
5. Roger Karoutchi, Ambassadeur de France auprès de l’OCDE qui évoquera son émotion d’avoir participé au processus d’adhésion d’Israël à l’OCDE
6. Nimrod Barkan, Ambassadeur d’Israël auprès de l’OCDE
7. Christian Masser, Directeur Général de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats au Quai d’Orsay.
Mme Nicole Guedj a conclu la soirée en remerciant Daniel Rouach, initiateur de la première version d’Isralink et ses nombreux partenaires Français et Israéliens."






