En dépit de ses déclarations publiques en faveur du durcissement de la fiscalité appliquée aux sociétés d’exploitations des ressources naturelles israéliennes, le Premier ministre israélien a fait volte face. Peu de temps avant la lecture des recommandations Sheshinski à la Knesset, Benyamin Netanyahou, le ministre des Finances et les parlementaires ont pliés face aux magnats de l’économie.
Le Premier ministre aurait cédé aux puissances pétrolières, à certains membres du Likoud et du comité des Finances afin qu’ils soutiennent le projet de loi. D’autre part le chef de la coalition a plié afin de ne pas voir sa proposition votée uniquement grâce au vote de l’opposition. Dans une pure politique politicienne, M. Netanyahou a ainsi accordé de nombreux avantages aux sociétés d’exploitations de gaz et de pétrole.
MM. Steinitz et Netanyahou ont férocement défendu ce qu’ils ont appelé “l’équilibre de la politique fiscale”. De son côté le président des Affaires économiques de la Knesset, Moshe Gafni a également pris partie pour la nouvelle proposition. Aux dires de tous, elle “tend à la normalisation du régime fiscal, semblable aux régimes occidentaux qui ont d’importants gisements de gaz, et nous devons maintenir ces délicats équilibres pour nous assurer du développement continu de ces ressources”.
Moshe Gafni refuse de parler de concessions faites aux magnats de cette industrie, alors que c’est bel et bien la réalité. Ceux-ci se sont en effet vus accorder d’importantes réductions de taux d’imposition et des calculs avantageux relatifs à leurs taxes. Dans le but d’obtenir le vote des députés, M. Steinitz s’est engagé auprès du parlement à ne changer en rien la politique fiscale gouvernementale dans les années à venir. Israël, devenu une société développée à économie mondiale connaît donc les mêmes aléas que de nombreux autres pays.






