La nouvelle génération d’armements que développent actuellement les industries israéliennes de défense se rapproche étrangement de la science fiction. En partie tenues secrètes par la censure, les avancées de la recherche en robotique augurent assurément une révolution technologique et militaire.
Cette mutation en cours des forces armées israéliennes s’effectue en coordination avec le département R&D du ministère de la défense. Son mot d’ordre : miniaturisation et précision. Dans une optique de guérilla urbaine, elle doit permettre aussi bien de protéger les troupes au sol que les civils.
Les futurs soldats de Tsahal seront pour leur part largement imprégnés de l’univers des jeux vidéo. Des capteurs insérés dans le tissu de leur uniforme assureront la transmission d’informations par satellite, cryptées, ainsi qu’une communication GPS avec les autres unités engagées dans des combats et une infographie en 3D qui permettra de localiser des cibles ennemies.
D’ici 2020, l’armée israélienne ambitionne d’équiper sa marine, son aviation et son infanterie de systèmes robotisés qui, de facto, placeront ses troupes en deuxième ligne sur les différents champs de bataille. D’ores et déjà, les drones utilisés par l’armée de l’air ne sont plus les seuls engins télécommandés en service ou en passe de l’être.
En voici un aperçu:
Viper
Pilotable à distance, le « Viper » est un robot monté sur chenilles qui a été conçu par le groupe Elbit pour faciliter les opérations du génie militaire. Equipé de micro caméras et de capteurs, le « Viper » est capable de se mouvoir sur tout type de terrain. Il embarque un système de détection d’explosifs qui lui donne également une fonction de déminage. Utilisé pour la première fois lors de l’offensive israélienne à Gaza en janvier 2009, ce robot est capable de lancer des grenades incendiaires et des fumigènes, mais aussi de tirer sur l’ennemi avec un mitrailleur Uzi.
Protector
En mer, le « Protector » constitue le tout premier bateau sans pilote. Construit par Rafael, il est opérationnel dans la marine de Singapour et intéresse également l’Inde et la Corée du sud. Sa furtivité, son puissant sonar, sa longueur (9 mètres), sa vitesse de 40 nœuds et son équipement de pointe (système électro-optique pour la transmission d’images, caméras de précision satellite et mitrailleuse laser) lui valent le surnom de « requin de la mort ».
Picador
Développé par Aeronautics Defense Systems, le « Picador » est supposé être le premier hélicoptère sans pilote de l’armée israélienne. Il doit servir de plateforme d’observation et de tir pour la marine. Ce drone à voilure tournante s’inspire de l’hélicoptère belge Dynali H2S et a déjà effectué son premier test aérien en août dernier.
Phoenix
Au niveau terrestre, l’armée israélienne espère acquérir prochainement le « Phoenix ». Il s’agit d’un véhicule blindé sans pilote, en cours de développement au sein du département logistique et technologique de Tsahal. Les sociétés Genius, Elbit et Israel Aircraft Industries sont également associées à ce projet. Le « phoenix » est doté d’un blindage renforcé et de huit roues lui donnant la capacité d’opérer de nuit comme de jour sur tout type de terrain. Il est capable de transporter d’importantes quantités de munition et de matériel. Son utilisation en zone de combat apporte une plus grande sécurité à l’équipage et optimise le ravitaillement des troupes en première ligne.
MULE
Le « MULE » est un drone ambulance capable d’atterrissages et de décollages verticaux. Mis au point par la société Urban Aeronautics, l’engin peut évacuer des soldats blessés qui se trouvent au milieu d’une zone de combat.
Tzayad
Le « Tzayad » (chasseur) est un système composé d’un mini PC portable de communication relié à un lance roquettes à guidage GPS ou laser. Destiné aux commandants des régiments d’infanterie, il permet notamment de désigner des cibles, d’obtenir des photographies instantanées effectuées par un drone ou encore de solliciter un appui aérien.
Les mini-drones
Le « mosquito » est l’un des premiers modèles de la génération des mini drones. Produit par l’IAI, il est supposé couvrir la progression des unités combattantes les plus avancées. Son envergure est de seulement 13 centimètres tandis que son poids varie entre 250 et 500 grammes selon les modèles. Sa portée de 1500 mètres oblige une utilisation limitée mais ciblée. Des drones de plus gros calibre sont déjà utilisés pour surveiller les territoires palestiniens. «Birdy», 1,3 kg, a une portée de 5 km et peut être manipulé par un seul soldat. Légèrement plus lourd le mini drone «Spy There» peut effectuer des missions sur un rayon de 10 km.






