En Israël, les trois quarts des demandeurs d’emploi ont cherché un job par leur réseau de relations.
Pour beaucoup d’entre eux, cette méthode s’est révélée payante puisqu’elle leur a permis de décrocher un emploi.
C’est par le « bouche à oreille » que l’on fait savoir à des amis, voisins et connaissances que l’on recherche un emploi et que l’on peut décrocher des entretiens d’embauche.
Dans la plupart des cas, il s’agit de postes qui n’ont pas fait l’objet d’une annonce dans la presse.
Ce système, qui porte en Israël le nom de « protektsia », n’est pas propre à Israël, mais il semble ici très efficace.
Il s’agit non seulement des membres de la famille, des amis et des proches, mais aussi, d’anciens collègues, des camarades d’études ou des rencontres professionnelles.
Pour les contacter, il vaut mieux éviter le mail et plutôt passer un coup de téléphone. S’il s’agit d’une connaissance à un poste de responsabilité, il faut demander à le rencontrer et lui laisser un CV. Le candidat pourra alors le relancer si cette connaissance lui a promis de l’aider.
Il est parfois important de présenter des lettres de recommandation à un employeur potentiel.
Il ne faut donc pas hésiter à en demander lorsque l’on quitte un emploi ou lorsque que l’on a parmi ses relations quelqu’un qui détient un poste clé dans une société privée ou dans la fonction publique et qui peut témoigner du sérieux et de l’intégrité du demandeur d’emploi.
Les employeurs israéliens sont nombreux à engager un salarié sur recommandation d’un ami, d’un proche parent, voire d’un autre salarié de l’entreprise. Ce système est appelé couramment en hébreu « Haver Mévi Haver » ou « un ami amène un ami ».
D’ailleurs, un employeur fixera facilement un rendez-vous à quelqu’un qui lui a été recommandé par une connaissance, il faut donc en profiter sans aucune gêne.
Il faut aussi savoir que dans la mentalité israélienne, un service donné peut être aussi rendu ; une connaissance sera prête à donner un « coup de main » car elle saura qu’en cas de besoin elle pourra compter sur ses amis.
Si ces réseaux personnels ne permettent pas de trouver directement un emploi, ils permettent d’accéder à des informations sur les entreprises qui ne sont pas toujours accessibles à un candidat qui ne connaît pas bien le marché israélien. Chacun des membres du réseau relationnel peut indiquer d’autres relations à contacter de sa part. C’est en élargissant régulièrement son réseau qu’un candidat à l’emploi multiplie ses chances de trouver un emploi.
Conseils pratiques :
Pour mettre en œuvre son réseau personnel, le demandeur d’emploi ne doit pas hésiter à faire preuve d’une bonne dose de « houtspa » israélienne.
C’est aussi vrai pour un nouvel immigrant qui n’a pas encore de relations professionnelles ou amicales en Israël.
Un « réseau » de relations se crée souvent au gré des rencontres, lors des entretiens d’embauche, en contactant des employeurs présents aux salons de l’emploi, en fréquentant les associations francophones, etc.
Certains sites Internet proposent des réseaux d’entraide pour francophones, comme « Israel Club for Business » (ICB) qui s’est donné pour but de mettre en relation les professionnels francophones en Israël ou comme « Chelanoo » qui se présente comme le Premier Network Juif Francophone d’Israël.
Les immigrants diplômés d’une Grande École ou d’une université ont intérêt à contacter le « Projet Grandes Écoles et Université » (Fondation Rashi en partenariat avec l’Association AMI) qui met à leur disposition des réseaux francophones en Israël.—
Extrait du “Guide des Stages et Emplois en Israël”, Edition IsraelValley, 2008, bientôt disponible.
Première diffusion le 4 Juillet 2008


