ACTUALITÉ CCFI: SAVE THE DATE : 8E RENCONTRES ÉCONOMIQUES ET TECHNOLOGIQUES - 17 NOVEMBRE 2008 ISRAEL INCUBATEURS - Le transfert technologique, maillon clé de la machine israélienne à créer des start-up.

Rubrique
Hi-tech & innovation
Par
IsraelValley Desk
Publié le
21 juillet 2008

Le transfert technologique, maillon clé de la machine israélienne à créer des start-up. Un article de Yves Hulmann. (© Le Temps, 2008).

Extrait de l’article :
« Les grands groupes pharmaceutiques ne vont pas venir installer leurs centres de recherche et développement en Israël juste comme ça.» Adepte du franc-parler, Ruti Alon, partenaire chez Pitango, premier groupe de capital-risque en Israël, ne croit pas aux miracles. Avec 1,3 milliard de dollars investis dans une centaine de sociétés issues de multiples secteurs, Pitango est aux premières loges pour suivre l’évolution des sciences de la vie dans l’Etat hébreu. Le parc technologique, à proximité de Tel Aviv, où est logée la société est le modèle type de la réussite de l’économie israélienne dans les technologies de l’information (IT). Google, Computer Associates, un centre R & D de Microsoft figurent parmi les enseignes de grands groupes qui se succèdent entre les tours de verre réparties sur plusieurs hectares.

S’inspirer du modèle de l’IT

Le modèle à succès de l’IT israélienne peut-il être répété dans les sciences de la vie? « Le boom de la « medtech » me rappelle l’ère des technologies de l’information. Dans le domaine biopharmaceutique, les choses sont différentes. Tout nécessite plus de temps », observe la spécialiste. Au final, un grand groupe pharma viendra s’implanter en Israël s’il s’intéresse non seulement à un produit, mais aussi aux gens qui l’ont développé, estime Ruti Alon.

Avant d’éveiller l’intérêt des grands groupes de capital-risque, les milliers de start-up israéliennes peuvent développer leur projet au sein de 24 incubateurs, dont 22 sont privatisés. Plus en amont encore, les « jeunes pousses » israéliennes naissent au sein de sociétés de transfert technologique liées à des universités ou des hôpitaux. Yissum, rattaché à l’Université hébraïque de Jérusalem, est un pionnier du genre. Fondée en 1964, cette structure a généré 51 millions de dollars de revenus l’an dernier (40 millions en 2006), grâce à la vente de droits de licence principalement. C’est plus que le MIT (61 millions) ou Stanford (50 millions). «Yissum conserve les droits de propriété intellectuelle pour tous les brevets développés par l’Université hébraïque. Les chercheurs touchent, eux, entre 40 et 60% des revenus qui en découlent», explique sa directrice, Nara Swersky Sofer, qui a effectué une partie de sa carrière chez Ciba-Geigy. Hadasit, la société de transfert technologique de l’hôpital Hadassah de Jérusalem, est une structure de même type.

© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Première diffusion le 10 Juillet 2008

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