ACTUALITÉ CCFI: SAVE THE DATE : 8E RENCONTRES ÉCONOMIQUES ET TECHNOLOGIQUES - 17 NOVEMBRE 2008 ISRAEL - HIGH TECH - L'étude du TALMUD est l'une des clefs du succès de la high-tech israélienne.

Rubrique
Economie
Par
IsraelValley Desk
Publié le
3 juillet 2008

En Israël où il arrive le 22 juin pour une visite d’Etat, Nicolas Sarkozy pourrait faire de bien curieuses découvertes, tout comme l’importante délégation d’industriels menés par le Medef qui l’accompagnera.

Catherine Dupeyron du journal Les Echos : “Si l’on en croit les propos tenus devant un groupe d’anciens HEC en Israël, début juin, l’étude du Talmud est l’une des clefs du succès de la high-tech israélienne. Une conclusion inattendue pour les esprits, plutôt cartésiens, du Groupe de développement international de l’école de commerce, qui compte 44 chefs d’entreprise, avocats, financiers ou cadres dirigeants de grands groupes comme Schneider Electric Industries…

Voilà un an que leur visite a été décidée, avec un objectif apparemment simple : « Comprendre les clefs du succès d’une économie qui, en 2007, a connu une croissance de plus de 5 % », comme le rappelle le président du comité d’organisation de cette mission, Salomon Mizrahi (HEC 1966). Or, lors de la soirée de clôture, réunissant des acteurs de premier plan de la high-tech israélienne, la vraie surprise est venue du professeur Joseph Bodenheimer. Ce scientifique en électro-optique, président du Collège de technologie de Jérusalem, a suivi un cursus associant études d’ingénierie et études bibliques. Un cursus qui lui a permis de rappeler qu’en Israël l’« enseignement est, entre autres, basé sur la tradition juive, qui constitue une approche très ésotérique des problèmes, conciliant différentes logiques sur un seul sujet ». Ainsi, le Talmud, commentaire sur la loi juive, contient une quarantaine de termes pour le seul mot « question ». Autant dire qu’il est le livre du questionnement par excellence, y compris sur des sujets farfelus ou improbables.

C’est ainsi que les rabbins, au IIe ou IIIe siècle, ont réfléchi aux lois applicables « à une tour volant dans l’air », ce qui est devenu les avions, ou bien au foetus transféré dans l’utérus d’une autre femme, autrement dit les mères porteuses. Résultat, « les scientifiques israéliens ont souvent des solutions à des problèmes qui n’existent pas encore »… affirme Nava Swersky Sofer, présidente de Yissum, société de transfert de technologies de l’université hébraïque de Jérusalem. Une situation qui, comme on peut l’imaginer, n’est pas toujours simple à gérer. Mais ouvre la voie à de nouvelles formes d’innovations technologiques”.—

Copyrights CATHERINE DUPEYRON (À JÉRUSALEM)

Première diffusion le 21 Juin 2008

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