L’agriculture représente 2,4% du PIB israélien (3,9% du PIB français). Son importance décline largement du fait d’une croissance faible voire négative comparée à une croissance forte du PIB national. Ainsi, alors que le PIB israélien a été multiplié par 3,2 depuis 1986, la production agricole a quant à elle décru de près de 10% et l’emploi dans l’agriculture a été réduit d’un quart. A titre de comparaison, dans les années 1960 (l’époque des fameuses oranges de Jaffa), près du tiers des exportations israéliennes étaient agricoles : aujourd’hui, ce chiffre est de 4%.
Il ne faut pour autant pas sous-estimer l’importance de l’agriculture dans l’économie israélienne. La production agricole s’est élevée en 2004 à $3,9 milliards et 23% de celle-ci a été exportée. Ces chiffres varient d’une année sur l’autre du fait des conditions climatiques et des fluctuations monétaires.
En terme de production totale, les fruits (agrumes compris) arrivent en tête des productions (plus de 20%) suivis par la volaille, les légumes et le bétail. Ce sont par contre les légumes qui sont les plus exportés. Ils dépassent de peu les fleurs et les fruits qui sont au coude à coude. Les exportations agricoles israéliennes ont atteint le milliard de Dollar en 2005 ($1,02 milliards).
L’emploi dans le secteur agricole est en reprise depuis 2003, année où il avait connu un creux à 42 500 personnes soit 1,8% de la population active. En 2005, la main d’œuvre agricole est repassée au-dessus de la barre des 2% à 50 000 personnes. L’agriculture occupe une place essentielle dans certaines régions pauvres d’Israël comme la vallée du Jourdain ou de l’Arava. Le salaire moyen dans l’agriculture israélienne est de $1013 par mois, soit 64% du salaire moyen national.
Israël produit 70% de ses besoins en nourriture. L’état hébreu importe en particulier du sucre, du café, du cacao et le gros de ses besoins de graines, oléagineux, viande et poissons. Israël est dépendant de l’étranger à 100% pour sa consommation de céréales. Le poisson et les oléagineux doivent également être importé en très grande quantité (plus de 50% de la consommation).



