Chaque université détermine la pondération à attribuer à chacun de ces deux résultats pour
l’entrée dans les différents départements (valeurs re-évaluées régulièrement).
Un examen construit
L’Institut National de Test et d’Évaluation (NITE), créé en 1981 pour centraliser la sélection d’entrée aux différentes universités, réalise les Tests Psychométriques. Ils sont composés de questions à choix multiples. Celles-ci sont réparties en 8 sections d’une trentaine de questions (25 min). Trois domaines sont évalués :
- le raisonnement verbal (capacité de compréhension et d’analyse d’un texte, d’expression),
- le raisonnement quantitatif (aptitude à manier les concepts mathématiques),
- l’anglais comme langue étrangère.
Il existe 6 sessions nationales chaque année. Dans le cas des étudiants qui veulent repasser le TP, les universités prennent en compte le meilleur résultat des 5 dernières tentatives. Les résultats
sont valides 10 ans.
Pourquoi ces tests ?
Le principe d’une sélection à l’entrée à l’université se propose d’offrir les places aux étudiants qui ont le plus de chance de mener leurs études à terme.
De 1984 à 1994, une étude a été réalisée par le NITE sur les TP. Elle a confirmé leur validité : les résultats obtenus par les étudiants aux TP étaient corrélés positivement aux résultats obtenus plus tard à l’université). Et les résultats du SC présentent encore de meilleures corrélations.
Les QCM facilitent la correction et rendent celle-ci objective. Le score définitif est obtenu après notation puis ajustement de la note (afin de corriger les écarts de difficultés entre les différentes versions du test). Ainsi les résultats sont indépendants de la version du test (d’une session à l’autre).
Pour le Bagrut, en revanche, les résultats sont beaucoup plus difficilement comparables d’une année à l’autre.
La situation particulière d’Israël
Le choix d’utiliser les TP a aussi été motivé par certaines particularités du pays. Tout d’abord le service militaire obligatoire après le Bagrut rend les résultats de ce dernier obsolètes lorsque, plusieurs années plus tard, les israéliens débutent leurs études universitaires.
De plus, l’hétérogénéité de la population israélienne, composée de nombreux immigrants de première génération, rend difficile la comparaison des niveaux de connaissance des étudiants. Ceux-ci n’ont pas tous fait leurs études en Israël et n’ont pas tous la maîtrise de l’hébreu. Les tests essayent de répondre le mieux possible à ces différences.
Ils sont disponibles en français, anglais, espagnol, russe et arabe, et évaluent les capacités plutôt que les connaissances (qui sont très hétérogènes selon le pays d’origine du candidat). De plus, ils évaluent le niveau d’anglais, indispensable pour les immigrants. Les TP ont alors pour rôle de classer les différentes personnes sur une même échelle quel que soit leur passé.
Et aujourd’hui
Récemment des journaux comme Ha’aretz et The Gardian se sont fait l’écho d’une polémique concernant les TP. En effet certaines associations (dont Human Rights Watch) soutiennent que les TP défavorisaient certaines populations par rapport à d’autres.
En 2002-2003, les tests psychométriques ont été supprimés, ainsi seules les notes du Bagrout étaient prises en compte. En regard des résultats obtenus, qui ne correspondaient pas aux attentes, la nouvelle méthode a finalement été abandonnée et l’utilisation des TP a été réintégrée.
Laure BOCQUET
laure.bocquet@ambafrance-il.org



