“L’importance des financements liés mis en place par la France depuis 1994 ont permis à de nombreuses sociétés françaises de s’introduire sur le marché palestinien dans le cadre de projets d’infrastructures (27 MEuros sur protocoles publics depuis 1994, 27,5 MEuros sur financement de l’Agence Française pour le Développement depuis 1998) ainsi que de projets d’investissement de PME palestiniennes (10 MEuros d’aide au secteur privé ayant généré 20 MEuros d’achat d’équipements).
Plus d’une centaine d’entreprises françaises (grands groupes et PME) sont intervenues dans les principaux secteurs de l’économie palestinienne : eau et assainissement (SOGEA, DEGREMONT), industries pharmaceutiques (CARRIER FRANCE, AIR LIQUIDE), hôtellerie et restauration (MORICE, OTIS), véhicules industriels (RVI).
De la même manière, plusieurs entreprises françaises se sont impliquées dans des projets financés par l’aide internationale : rénovation de l’hôpital européen de Gaza (3,5 M € sur financement UE), construction du centre de radiothérapie anti-cancéreux de Gaza (5,2 M € sur financement de l’Arabie Saoudite), contrats (aujourd’hui achevés) de gestion de l’eau pour les villes de Bethléem et de Gaza par VIVENDI et SUEZ ENVIRONNEMENT (17 MUSD sur financement Banque Mondiale. A noter que SUEZ ENVIRONNEMENT est préqualifié dans la perspective d’un nouvel appel d’offres pour les eaux de Gaza (25 MUSD/Banque Mondiale).
Dans le domaine du commerce courant, un flux d’affaires non négligeable avait commencé à se développer avant l’Intifada dans le secteur des biens de consommation, plus d’une trentaine d’entreprises françaises disposant soit d’un bureau local de représentation (ALCATEL), soit d’agents exclusifs, soit d’accord de fabrication sous licence.
Ces liens d’affaires, tissés en période de croissance, ont permis de maintenir l’offre de produits français en dépit de la forte dégradation de la situation économique.
L’ensemble de ces facteurs explique la montée en puissance des exportations françaises vers les Territoires palestiniens avant le déclenchement de l’Intifada en septembre 2000 : de 19 MUSD en 1996 à 41 MUSD en 1999. En l’absence de statistiques sur les trois dernières années, on peut estimer que les ventes françaises ont été affectées à hauteur d’environ un tiers par la crise, à l’image de l’ensemble du commerce extérieur palestinien.
Sur le long terme, le potentiel de croissance des Territoires palestiniens est étroitement lié au modèle de relations économiques qui sera instauré avec Israël. L’amélioration du contexte local est évidemment déterminant pour le plein épanouissement des relations économiques et commerciales entre la France et les Territoires palestiniens.”
Source : israelvalley.com et Ambassade de France 2005


