Internationalisation des firmes françaises, Israël loin derrière.

By |2018-10-11T12:52:19+00:00octobre 11th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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En 2017, contrairement à ce que beaucoup pensaient, surtout des économistes anti-Trump, les sociétés françaises ont maintenu leur stratégie d’implantation aux Etats-Unis. Et c’est tant mieux! Malheureusement pour Israël, les firmes de l’Hexagone ont encore beaucoup de mal à hisser ce pays comme pays clé. La présence française en Israël s’est sensiblement développée ces vingt dernières années. Une cinquantaine de filiales d’entreprises françaises emploient plus de 6000 personnes dans divers secteurs d’activités comme l’énergie, les télécommunications, les transports…

Mounir Mahjoubi, lors de son dernier passage en Israêl : « Il y a d’une part en France des personnes qui veulent travailler avec Israël, créer des entreprises, investir en Israël, et d’autre part il y en a en Israël des Français et des non-Français qui ont très envie de travailler avec la France, investir dans des startups françaises. Mon rêve est de trouver des entreprises françaises et israéliennes qui vont travailler ensemble, partager leur capital et aller conquérir le reste du monde ». Le Secrétaire d’Etat a également rencontré des entrepreneurs français en Israël et des entreprises israéliennes ».

Selon (1) : « Selon le baromètre réalisé par Pramex international et Banque populaire, le marché outre-atlantique a concentré près de 16,4 % des projets d’implantation de filiales menées par les start-up, PME et ETI françaises.

Les Etats-Unis s’imposent en particulier comme la destination privilégiée, avec 26 % des projets portés par des primo-investisseurs. Derrière, les implantations d’entreprises se concentrent sur l’Europe de l’Ouest, avec l’Espagne (8,4 % des projets), le Royaume-Uni (7 %) et l’Allemagne (6,9 %). Là aussi, le Brexit a peu d’effet. La crise catalane a redistribué les cartes entre Barcelone et Madrid comme siège d’implantation pour les entreprises, avec une augmentation des projets à destination de la capitale espagnole.

Les marchés émergents arrivent en revanche loin derrière. La Chine n’a retenu que 6 % des nouvelles implantations d’entreprises françaises. A eux quatre, les BRIC (le Brésil, l’Inde, la Russie et la Chine) ne pèsent que 13 % des nouvelles implantations d’entreprises françaises.

« Les entreprises se dirigent d’abord vers des pays matures, avec une taille minimum de marché, plus que vers des zones à potentiel de développement », souligne Hélène Madar, la directrice du marché entreprises des Banques populaires.

Les startups attaquent deux ou trois marchés simultanément

Le baromètre confirme aussi la transformation des stratégies d’internationalisation des entreprises, avec la montée en puissance de la French tech. Le nombre de projets d’implantation de startups a progressé de 25 % l’an dernier. Désormais, un tiers des créations de filiales à l’étranger sont le fait de primo-investisseurs, majoritairement des startups qui n’hésitent pas à attaquer deux ou trois marchés simultanément.

« Les startups vont plus vite à l’international, surtout si elles arrivent à lever de l’argent », souligne André Lenquette, le directeur général de Pramex. Or, les montants de fonds levés ont progressé de 15 % l’an dernier. De quoi soutenir l’engouement pour le marché américain alors qu’André Lenquette estime que « pour tenter les Etats-Unis, il faut au minimum lever 2 à 3 millions d’euros alors qu’un million peut suffire en Europe selon notre expérience« .

L’augmentation des montants levés par la French tech se reflète aussi dans un autre phénomène : la hausse des fusions acquisitions menées par des startups. Jusqu’à présent, l’internationalisation via la croissance externe était surtout le fait des ETI. En 2017, les startups n’ont pesé que 10 % du total des fusions acquisitions réalisées par des entreprises françaises à l’étranger. Mais elles ont totalisé 22 projets, contre 5 l’an dernie »r.

(1) usinenouvelle.com

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