Question au Dr Valley. La chanteuse arabe Nasreen est-elle juive ou musulmane?

By |2018-09-14T10:05:24+00:00septembre 14th, 2018|Categories: CULTURE|
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La célèbre chanteuse arabe née musulmane Nasreen Qadri qui fête ses 32 ans vient d’achever son processus de conversion au judaïsme, a rapporté le quotidien israélien Yediot Haranot.

La chanteuse Nasreen Qadri, née  dans une famille musulmane  a grandi à Haïfa. Elle débute sa carrière et se fait connaitre en prenant la première place dans l’émission «Eyal Golan vous appelle». Puis elle devient  célèbre en Israël et à l’étranger avec la comédie musicale Solica.

Elle s’appelle à présent Bracha (« Bénédiction » en hébreu) et a célébré l’événement au Kotel (ndlr Mur Occidental). Une conversion d’autant plus sincère et méritoire qu’elle avait débutée par des fiançailles à un homme juif mais avec lequel les relations avec la chanteuse se sont dégradées. Et malgré leur séparation en septembre 2017, Bracha est allée au bout de ses convictions prouvant ainsi son réel désir d’ être juive.

Lors de la cérémonie de conversion, Nasreen s’est plongée dans le Mikvé (ndlr bain rituel juif) pour de venir Bracha puis elle a organisé un repas de fête sous la direction du rabbin Dudu Dery, qui a accompagné et dirigé le processus de conversion de la chanteuse. (Tel-Avivre)

A SAVOIR. La conversion au judaïsme représente l’adoption des rites et croyances juives, et l’abandon de ses propres usages religieux. Elle implique aussi, au-delà de la religion, le fait de se considérer comme partie intégrante du peuple juif.

Historiquement, la conversion signifiait l’accueil de l’« étranger vivant dans tes murs » et se limitait à l’adoption des signes particuliers aux Juifs, comme la circoncision pour les hommes ou le culte du Dieu Un et sans image.

Avec l’apparition de fois monothéistes dérivées des textes juifs, comme le christianisme, ou l’islam, mais fortement divergentes, la conversion devint de nature plus religieuse. L’accent se déplaça sur ce que ces religions ne partageaient pas avec le judaïsme, c’est-à-dire de nombreuses croyances, dont celle selon laquelle le Messie reste à venir, et de nombreuses pratiques, rites et coutumes comme la cacheroute. L’adhésion plus ou moins stricte à ces rites et croyances ne fit pas l’unanimité au sein de tous les courants du judaïsme, de sorte que les modalités de la conversion ont beaucoup varié dans le temps, ainsi que l’approche vis-à-vis d’elle.

La conversion dans le judaïsme se dit guiyour en hébreu ; le converti est un guér ou guiyor ; pour le différencier de l’étranger on le nomme guér tséddéq (guérim au pluriel) ; au féminin guiyoréte et guiyorote au féminin pluriel. On dit léitgayér à l’infinitif.

Le mot guér vient de la racine gour qui veut dire « habiter ». Et le guér est, au sens restreint, celui qui vient habiter sur une terre étrangère (voir Chémote 23, 9 et Rachi sur 22, 20).

Les termes Gery et Gerami sont employés en russe pour les Subbotniks, une frange de chrétiens sabbatariens ayant finalement adopté tous les aspects du judaïsme.

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