Habiter en location en Israël? Vrai parcours du combattant.

By |2018-09-17T02:07:21+00:00septembre 17th, 2018|Categories: IMMOBILIER|
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Il devient de plus en plus difficile d’habiter en location en Israël : ce n’est pas le loyer qui augmente mais l’offre des logements qui se réduit. L’Israélien qui cherche un appartement à louer doit affronter un véritable parcours du combattant : les locations sont chères et rares. Dans un marché immobilier en pleine ébullition, il devient de plus en plus difficile de trouver un logement à louer, même en échange d’un loyer élevé. Le problème n’est donc pas le prix mais la rareté de la location…

OFFRE DE LOCATION EN BAISSE

Il faut se rendre à l’évidence : la location en Israël se fait rare. Ce n’est pas la faute aux loyers : ceux-ci sont chers, mais ils l’ont toujours été.  Le principal obstacle à la location se trouve dans la baisse de l’offre : de moins en moins d’appartements sont proposés à la location, en particulier dans le centre du pays.

UNE FAMILLE SUR TROIS EST LOCATAIRE

La baisse de l’offre de logements en location est d’autant plus inquiétante que la demande augmente : de plus en plus d’Israéliens, faute de moyens suffisants, optent pour la location plutôt que pour l’achat. Car face au renchérissement de l’immobilier, de nombreuses familles ne peuvent plus se permettre d’accéder à la propriété, même avec prêt bancaire : elles se rabattent donc sur le marché de la location immobilière.

Dorénavant, 27,4% des ménages habitent en location, soit près d’un Israélien sur trois ; et cette proportion va en augmentant depuis le début des années 2000. Une des explications de la contraction du marché de la location se trouve dans la politique du gouvernement israélien : celui-ci cherche à décourager les investissements dans la pierre pour accroître le stock de logements en vente sur le marché.

CHUTE DES INVESTISSEMENTS DANS LA PIERREIl est vrai qu’en Israël, de nombreux appartements achetés par des Israéliens ou des résidents étrangers, restent vides une bonne partie de l’année. En juillet dernier, le ministre des Finances a donc augmenté la taxe immobilière sur les achats d’un second appartement pour décourager les investissements dans la pierre. Si l’intention est bonne, les résultats sont controversés : la baisse des achats d’investissement se traduit par la baisse des logements proposés à la location.

Jacques Bendelac (Jérusalem)
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