Vu d’Israël. Qui sera le prochain Président de la Commission européenne?

By |2018-09-13T09:07:11+00:00septembre 13th, 2018|Categories: EDITORIAL|
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L’eurodéputé Manfred Weber a de bonnes chances d’être désigné candidat du PPE au poste de président de la Commission européenne, en novembre. Il s’est distingué en martelant qu’il ne souhaitait pas de débat «pour ou contre l’Europe». Qui connaît Manfred Weber ? Jusqu’à présent, la notoriété de cet eurodéputé ne dépassait pas le microcosme bruxellois. Depuis 2014, il préside le groupe le plus important de l’europarlement, celui du PPE, la droite européenne, dont sont notamment membres Les Républicains (LR), pour la France, et l’Union des chrétiens-démocrates (CDU) d’Angela Merkel.

Le sémillant politicien guigne désormais un poste plus prestigieux encore, en l’occurrence celui de président de la future Commission européenne, prévue pour être renouvelée en 2019. L’actuel patron de l’exécutif communautaire, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, issu de la même famille politique, ne se représentera pas. Manfred Weber a de bonnes chances d’être désigné, en novembre prochain, comme candidat du PPE à ce poste, puisque la chancelière allemande lui a témoigné son soutien.

L’homme est lui-même issu de la CSU, la petite sœur bavaroise de la CDU, au sein de laquelle il défend les positions – cela va sans dire – d’un «Européen convaincu et fervent». Il appartient du reste à différents groupements fédéralistes, dont l’obscure Union paneuropéenne, fondée en 1926 par le comte d’origine austro-hongroise Richard Coudenhove-Kalergi.

Parmi ses collègues PPE au sein de l’hémicycle à Strasbourg, Manfred Weber a en outre la réputation d’un ultra conservateur. Il est d’ailleurs membre du Comité central de l’Eglise catholique allemande.

Quoi qu’il en soit, ce Bavarois de 46 ans est déjà en campagne. Il a donc les honneurs d’une interview publiée par Le Monde (daté du 11/09/2018). Au centre de l’entretien : l’opinion de Manfred Weber sur le Premier ministre hongrois. Viktor Orban est en effet l’«enfant terrible» du PPE : partisan proclamé d’une démocratie «illibérale», il est accusé par certains de ses pairs de restreindre la liberté de la presse, de faire voter des lois jugées anti-minorités et anti-immigration, d’attaquer le financier américain George Soros mais aussi de s’opposer à une Europe fédérale.

Jusqu’à présent, Manfred Weber et Viktor Orban étaient cependant plutôt en bons termes, l’un et l’autre se voulant défenseurs d’une Europe assise sur les valeurs familiales et chrétiennes. Mais depuis la crise migratoire, les contradictions se sont tendues entre gouvernements au sein de l’UE. Du coup, l’europarlement s’est saisi du cas hongrois : après la Pologne (dont les dirigeants n’adhérent pas au PPE) qui fait l’objet de poursuites par Bruxelles pour «atteintes à l’Etat de droit» (notamment en matière de système judiciaire), il n’y a pas de raison que Budapest ne soit pas également mis en accusation, ont clamé nombre d’eurodéputés (y compris du PPE). Un vote demandant au Conseil européen de prendre la Hongrie dans le viseur a eu lieu ce 12 septembre.

Manfred Weber a joint sa voix aux partisans du texte, finalement adopté. Il avait certes plaidé pour «écouter M. Orban», mais a déploré finalement : «Je n’ai vu aucune volonté de la part du Premier ministre hongrois de faire un pas vers ses partenaires de l’UE et répondre à nos inquiétudes.»

Source : https://francais.rt.com

BON A SAVOIR selon i24News :

Manfred Weber a affirmé qu’il fallait trouver « une solution définitive à la question migratoire »

Un député européen élu du parti conservateur bavarois, Manfred Weber, a suscité une polémique en Allemagne en affirmant qu’il fallait trouver « une solution définitive à la question migratoire », un vocabulaire proche de celui employé par les nazis lors de l’extermination des Juifs.

Président du Parti populaire européen (PPE/droite), principal groupe politique au Parlement européen, Manfred Weber a toutefois assuré ultérieurement n’avoir eu aucune intention malveillante.

« En 2018 le thème central européen est la solution définitive de la question migratoire », a-t-il jugé sur les ondes de la radio publique bavaroise. « Nous avons besoin de réponses légales au niveau européen », a-t-il ajouté.

Manfred Weber a été immédiatement accusé dans son pays de recourir à un vocabulaire proche de celui des nazis.

La « solution finale » (« Endlösung » en allemand) fut le terme repris par le régime d’Adolf Hitler pour exterminer six millions de Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

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