Développement de la Startup Nation. Quel est le rôle de l’Etat?

By |2018-09-22T11:23:35+00:00septembre 22nd, 2018|Categories: ECONOMIE|
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L’État a considérablement contribué au développement de cette Startup Nation. En 1991, l’État crée l’OFFICE OF CHIEF SCIENTIST et le dote de 100 millions de dollars (le fonds YOZMA= initiative), une somme colossale pour ce petit pays. C’est un pari sur l’avenir, la démonstration de la confiance dans la recherche. Le premier Chief Scientist est une chercheuse-entrepreneure, Orna Berry. Aujourd’hui le fonds YOZMA vaut trois milliards.

On y sélectionne les projets au plan de la qualité technologique et on crée des clusters d’entreprises.  Ce sont les « couveuses technologiques ». Elles « couvent » les jeunes entreprises pendant deux ans. Pendant ce temps les entrepreneurs-chercheurs se préoccupent de leurs projets, pas de finance.

Pendant ce temps aussi, l’Office du Chief Scientist met ces jeunes entreprises en contact avec d’autres entreprises dans le but de faciliter le processus de commercialisation avant même que le projet soit finalisé. Une fois l’entreprise couvée et lancée, elle doit rembourser sa mise de fonds.

Il se crée ainsi des pôles de compétitivité incluant des chercheurs, des laboratoires universitaires et des industriels. L’État lance la machine et le privé prend le relais et les risques.

Les entrepreneurs doivent obtenir des fonds privés. Au début, les entreprises privées investissaient dans une startup un dollar pour chaque dollar public. Aujourd’hui, c’est plus de trois pour un.

Ceci découle aussi directement de la libéralisation des marchés financiers par Netanyahu. Cette libéralisation a permis l’investissement de fonds internationaux dans les startups israéliennes. Les fonds d’investissement proviennent principalement des États-Unis, de Chine et d’Europe, mais aussi du Japon et de Corée, c’est-à-dire de pays hautement qualifiés au plan technologique.

Une autre dimension de ce succès est l’attitude envers l’échec. Un échec commercial ou financier n’est pas rédhibitoire.

Au contraire! Un échec est perçu comme la démonstration de l’audace de l’entrepreneur. Israël est, si on peut dire, favorisée d’avoir le dos au mur : dans un environnement inamical, au plan physique (e.g. désert, manque d’eau) et humain (guerres, terrorisme, boycott), Israël n’avait d’autre choix que d’être qu’un succès.

Un article de Jean-Charles Chebate

Source : Prince Arthur Herald

 

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