Sécheresse. Deux nouvelles usines de dessalement vont être lancées en Israël.

By |2018-09-13T09:51:13+00:00septembre 13th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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En raison des sécheresses à répétition, deux nouvelles usines de dessalement vont bientôt être lancées en Israël.  Pour Uri Shor, le porte-parole de l’autorité de l’eau en Israël : « Ses cinq dernières années, le nord n’a presque pas eu de pluie. C’est totalement nouveau. Il faut s’adapter. Dans quelques années, on suppose que la situation sera encore différente ».

Israël compte doubler sa production d’eau dans un peu plus de dix ans, pour garantir son indépendance. Cinq usines de dessalement produisent 70% de l’eau potable en Israël. IDE a construit la plus importante usine au monde par osmose inversée, le système de filtration qui permet de séparer les impuretés des molécules d’eau… Sorek fournit 20% de l’eau potable du pays. 86% des eaux usées sont recyclées pour l’agriculture. L’entreprise Netafim qui a inventé l’irrigation au goutte à goutte emploie 4 000 personnes dans le monde. Elle a 19 usines dans le monde. Elle a été rachetée par le groupe chimique mexicain Mexichem en 2017.

LE PLUS. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), dans sept ans, la moitié de la population mondiale vivra dans un secteur ou l’eau risque de manquer. Israël a donc misé sur la production et l’optimisation de l’eau pour assurer son avenir. Et ses techniques de pointe s’exportent dans le monde entier.

L’eau en Israël, une histoire ancienne et vitale

Le désert du Néguev est à la fois une mine d’or et une colonne vertébrale dans le domaine de l’eau en Israël. Il fait 35 degrés. Une importante usine, pleine de machines outil produit un système d’irrigation, qui fonctionne au goutte à goutte, pour économiser drastiquement la consommation en eau. Il a été inventé il y a 40 ans.

Dans le kibboutz Hatzerim par l’entreprise Netafim devenue depuis une multinationale. Shelo Tunik est pionnier dans cette aventure : « Pour comprendre l’histoire de l’eau en Israël, il faut remonter aux origines. Jack Gilron est chercheur au Zukerberg Institute : On a pris le sujet en main au tout début. Au moment ou on s’est mis à envisager de s’installer dans la région désertique du Néguev. Avant la création de l’État d’Israël ».

Depuis, la politique d’Israël repose sur deux piliers que sont la production et l’économie de l’eau. Cinq usines de dessalement ont été construites ses dernières années. Et une industrie pour contrôler cette eau s’est mise sur pieds petit à petit.

Shelo Tunik : « Autour de notre idée, une grande industrie a émergé, avec des valves automatiques, des contrôleurs automatiques, des filtres automatiques. C’est devenu l’agriculture numérique ».

Ce chercheur qui tente de faire parler les amandiers

Dans le Néguev, au milieu du sable et de la roche couleur ocre, Alon Bengal tente de faire parler les amandiers. Il est chercheur pour l’institut Volcani dans le domaine de l’irrigation. L’institut Volcani soutient l’agriculture en cherchant notamment à optimiser l’utilisation de l’eau. Dans le Néguev, le centre recueille des informations sur les besoins des arbres. Même l’eau salée est devenue exploitable.  On dépense beaucoup de temps et d’énergie pour acquérir des connaissances qui vont permettre de prendre des décisions. On doit savoir comment mettre le sel de côté, l’écarter des racines, là ou la plante est la plus sensible.

Source : https://www.franceinter.fr

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