Ambassade de France (Israël), postes de Volontaire international.

By |2018-09-13T10:19:54+00:00septembre 13th, 2018|Categories: SCIENCES|
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Vous êtes un jeune chercheur français ou européen souhaitant réaliser votre doctorat, une mobilité doctorale ou un post‐doctorat dans une université ou un laboratoire israélien ? Vous êtes un professeur ou chercheur dans un laboratoire israélien intéressé par l’accueil d’un jeune chercheur ? L’ambassade de France en Israël propose deux postes de Volontaire international en sciences (sciences exactes ou sciences humaines et sociales) pour une durée d’un à deux ans. Poste à pourvoir à partir du 15 février 2019. Remise des candidatures avant le 25 octobre. En savoir plus, consultez le détail de l’offre et les modalités du recrutement sur notre site: http://urlz.fr/7Khe

Partir à l’étranger en doctorat : quelles sources de financements ?

Un séjour bref (colloque ou congrès) est pris en charge par le laboratoire et/ou l’Ecole doctorale d’appartenance du doctorant. Pour un séjour plus long, il existe de multiples autres sources de financements possibles dont la liste apparait difficile à établir.

Hors des programmes les plus cités (PALSE, Explo’Ra Doc, voir le billet Partir à l’étranger en doctorat), il est impératif de rechercher les programmes de bourse existants. Il faut d’abord s’intéresser aux  bourses nationales attribuées par les pays d’accueil et portées par les ministères, instituts de recherche, etc. Il ne faut pas non plus négliger les bourses octroyées par des groupes privés (Toyota, L’Oréal…) ou des institutions publiques (musées, bibliothèques), bien que peu de doctorants y aient effectivement recours. Différents programmes ont ainsi été mobilisés par les doctorants présents aux réunions d’ENthèSe :

Il en existe bien d’autres… Autre cas, des doctorants effectuent parfois des séjours à l’étranger sans avoir obtenu de sources de financement, ce qui les obligent alors à recourir aux petits jobs annexes, très faciles d’accès par exemple au Québec.

Quelles précautions faut-il prendre pour pouvoir mener des entretiens/enquêtes à l’étranger ?

Les pays où un étranger peut poser des questions et prendre des photographies tout à fait librement sont malheureusement assez rares. Un tel comportement peut en effet paraître suspect, le doctorant risquant d’être pris pour un espion ou un policier étranger. Certains pays imposent des certificats éthiques qui valident au préalable les questions à poser. Le doctorant doit ensuite faire signer ce certificat éthique à chaque personne interrogée.

Etre accueilli dans une université d’accueil étrangère : pourquoi ?

L’accueil dans une université étrangère concerne notamment les doctorants en cotutelle. Leur mobilité est alors prise en charge par l’université d’accueil. La cotutelle, souvent construite au cours de la première année de doctorat, assure sur place un véritable ancrage et un soutien très avantageux. Le montage de la cotutelle peut être difficile : le doctorant est souvent la seule personne à maitriser la langue de destination et d’origine et se retrouve seul intermédiaire dans la rédaction d’une convention de cotutelle. Celle-ci n’a rien d’un contrat standard mais fait l’objet parfois d’une très forte négociation, paragraphe par paragraphe (obligations de formations, conditions de financements, de soutenance…) : un mois peut être nécessaire pour cette phase de traduction et négociation, parfois plus. Les délais de renvoi du document peuvent être très longs. La convention est in fine très valorisée, notamment par le CNU et assure l’obtention d’un double diplôme, au sein des deux universités signataires. Pour les masterants, la présentation d’une cotutelle augmente les chances d’obtenir un financement.

Attention, certaines universités obligent le doctorant à payer les frais d’inscription tous les ans pour que la cotutelle soit reconnue (c’est le cas au Royaume-Uni, aux États-Unis, à l’université de Toronto.).

Nombre de doctorants sont également admis par une université d’accueil étrangère pour effectuer des séjours de recherche en laboratoire ou en bibliothèque. Hors du cadre d’une cotutelle, il reste ainsi souvent nécessaire d’obtenir un statut officiel dans l’université implantée sur son terrain, à proximité de ses archives, quitte  à envisager le financement du statut de « visiting student » par le paiement de frais d’inscription.  Notamment pratiqué dans les universités canadiennes, il permet de disposer du statut étudiant, de bénéficier des services de l’université, sans obligation de suivre des cours.

La codirection est une solution très efficace et moins contraignante que le montage d’une cotutelle pour s’inscrire dans une équipe de recherche, dans le pays de destination. Il faut enfin penser à l’existence d’Instituts Français de Recherche à l’Etranger et éventuellement s’en rapprocher.

Souvent, les doctorants sont à l’initiative de collaborations internationales avec des chercheurs étrangers. Une fois que l’on a identifié des chercheurs, il ne faut pas hésiter à les contacter par mail. Les chercheurs sont souvent assez flattés lorsqu’ils sont contactés par un doctorant étranger.

De façon générale, tous les doctorants partis s’accordent sur l’importance de se rapprocher d’une université partenaire, quelle que soit la nature de son séjour à l’étranger. Une doctorante en histoire, partie pendant six mois aux Etats-Unis pour exploiter des archives, grâce à l’obtention d’une bourse PALSE, s’est retrouvée confrontée à des problèmes d’organisation liés à l’absence de réseau universitaire sur place : elle n’était pas intégrée dans un laboratoire ou une School. Se rendre d’un fonds d’archives à un autre est compliqué aux Etats-Unis. Comment trouver un logement pour deux ou trois semaines dans une ville puis une autre ? Un doctorant en sciences politiques rappelle en réponse la nécessité de rechercher une université partenaire, dès le début de sa préparation de séjour (anticipée pour lui plus d’un an à l’avance), y compris pour répondre aux aspects les plus pragmatiques du voyage. Son université d’accueil au Japon lui a notamment permis d’obtenir un logement. Une autre doctorante partie près d’un an sur son terrain de recherche au Brésil ne parlait pas portugais à l’origine. Elle a rapidement cherché à suivre des cours dans une université, car la maitrise de la langue apparaissait indispensable à sa sociabilité.

La recherche d’un organisme d’accueil suppose de se renseigner précisément sur les frais universitaires et les conditions d’admission. Une université canadienne ne peut accueillir un doctorant non financé. Selon l’université d’accueil, les besoins de financement diffèrent parfois fortement. L’université d’Ottawa finance inscription, frais scolaires, frais de vie (mais pas les billets d’avion). L’université de Montréal n’a pas la même politique : les frais d’inscription, plutôt bas il y a quelques années, ne sont pas pris en charge. Ils ont atteint en 2015 environ 1300 euros pas semestre. Il est donc nécessaire d’anticiper fortement la couverture de ce type de dépenses.

 

 

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