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Déterminer le sexe des poussins lorsqu’ils sont encore en coquille : Pour plus de deux milliards de poussins mâles nés chaque année dans l’industrie alimentaire, leur premier jour dans ce monde est aussi le dernier.

Les poussins mâles ne valent rien dans l’industrie de la volaille; ils ne pondront jamais d’oeufs et ils ne peuvent pas grandir autant que les poulets à rôtir. Des macérateurs de taille industrielle les attendent. En introduisant le Big Data, l’irradiation et d’autres savoirs-faire exclusifs dans l’industrie de la volaille, LivEgg du Kibbutz Ma’anit, en Israël, peut déterminer le sexe d’un embryon dans la coquille. L’analyse de l’identité du sexe, de la société LivEgg est non-invasive et est conduite par des algorithmes et l’apprentissage automatique. (fr.timesofisrael.com)

SELON LE MONDE : « Jetés dans une broyeuse mécanique, gazés ou laissés pour mort dans des sacs-poubelles, dans les couvoirs industriels, les poussins mâles de race « pondeuse » connaissent un destin sordide. Parce que contrairement aux femelles, ils ne peuvent pas pondre d’œufs et que leur croissance est trop lente pour la viande, les mâles sont systématiquement tués. Sur 90 millions d’œufs qui voient le jour dans les couvoirs chaque année, 50 millions sont détruits. Alors que des alternatives existent, cette pratique continue. Pourquoi ?

C’est une vidéo de l’association de défense animale L214 qui a révélé cette pratique en novembre 2014. Tournée clandestinement par un employé d’un couvoir de Bretagne, on y voit des poussins agonisants dans une benne à ordures ou à même le sol. Après l’avoir postée sur son site, L214 avait lancé une pétition et écrit au ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll. « Ces images ont vraiment choqué, la pétition a été signée par 85 000 personnes, rappelle Brigitte Gothière, porte-parole de l’association. Et, surtout, ce sont trente-six parlementaires de tout bord politique qui se sont saisis de ce problème. »

En réponse, le ministère de l’agriculture avait annoncé une remise à plat des normes du bien-être animal et une évolution dans la « mise à mort des animaux en dehors des abattoirs ». Mais face à l’inaction de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), en charge de ces mesures, L214 écrit à nouveau à Stéphane Le Foll en avril 2015, en lui proposant de détailler les avancées de l’Allemagne sur cette question ».

 

 

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