Teva (Israël), qui gagne de l’argent en France, veut supprimer 45 % des effectifs.

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Les salariés de la filiale française du laboratoire Teva Santé, leader mondial des médicaments génériques, ont manifesté le 5 juin 2018 au siège de Paris-La Défense. Ils entendaient peser sur la négociation du PSE qui prévoit la suppression de 253 postes de l’entreprise, soit 45 % des effectifs en France.
Le groupe israélien, dont les résultats sont satisfaisants mais qui est surendetté par ses investissements et rachats successifs, a décidé de supprimer 25 % de ses effectifs mondiaux, soit 14 000 personnes.
Or, la filiale française qui enregistre pourtant cette année une rentabilité historique va être touchée à hauteur de 45 % de ses effectifs ! Ces suppressions de postes, tant sur leur justification que sur leur nombre, restent donc incompréhensibles. Selon un représentant syndical, « la direction refuse toute négociation et propose des indemnités inacceptables.
Les salariés de cette entreprise ne sont pas considérés et sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité des actionnaires et du cours de l’action Teva à la bourse de Wall Street.  De plus, 200 salariés ont été purement et simplement privés d’une partie de leur salaire 2017 sur une décision unilatérale de l’entreprise ». Les grévistes craignent que les mesures d’accompagnement ne soient pas à la hauteur de leur investissement au sein de l’entreprise et de la richesse de celle-ci, et ce au regard du «golden hello» de 52 millions de dollars versé au nouveau PDG Monde Kare Schultz, arrivé en novembre dernier.
Alors que le plan social doit se clôturer le 26 juillet prochain et que les employés restent dans l’attente de leur avenir, l’actuel président de Teva en France et en Suisse est nommé pour prendre la direction de Teva en Russie et en Eurasie à compter du 1er juillet 2018.

Source Miroir Social

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