Question à Frédéric Furcajg. La date de lancement du hightech d’Israël?

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Le 2 juin 1967, le général de Gaulle déclare l’embargo sur la vente d’armes à destination d’Israël. Le gouvernement israélien demande alors à Israel Aircraft Industries, devenu aujourd’hui Israel Aerospace Industries, le développement d’un chasseur local destiné à remplacer les Mirage III. C’est le début des programmes Nesher et Kfir qui donneront naissance à l’un des chasseurs les plus performants au monde. L’industrie high-tech israélienne est née.

Mais l’histoire de l’industrie des start-up ne démarre réellement qu’au début des années 1990. Nous sommes en pleine immigration russe et le gouvernement veut intégrer cette nouvelle main-d’œuvre sur-qualifiée, qui comprend un bon nombre d’ingénieurs et de scientifiques. Le gouvernement crée alors les premiers incubateurs technologiques et fonds d’investissement pour les financer – regroupés dans le fameux Yozma Group, totalement privatisé depuis.

Une structure dédiée, l’Office of the Chief Scientist (aujourd’hui Israel Innovation Authority), voit également le jour au ministère de l’Économie pour accompagner le développement du secteur high-tech. Puis, c’est tout l’écosystème israélien qui se met en place : des dizaines de Venture Capital (VCs), incubateurs publics, accélérateurs (universités ou privés), implantations R & D de compagnies multinationales, business angels clubs…

A SAVOIR.
A. Selon le Bureau central des statistiques israélien, plus de 270 centres de R & D de compagnies étrangères sont établis en Israël, pour deux tiers d’origine américaine : de Facebook à Huawei en passant par Intel (20 000 employés en Israël, Intel Israël représentant plus de 10 % de toutes les exportations israéliennes), Google, Apple, Amazon, eBay, Paypal, Microsoft, Yahoo, mais aussi Deutsche Telecom, Bosch… Ces centres emploient plus de deux tiers des employés R & D du high-tech israélien offrant des salaires relativement élevés.

B. On voit des délégations du monde entier affluer en Israël, participer à des échanges commerciaux, mettre en place des cellules de veille, réaliser des investissements. En 2015, les Chinois ont investi 2,8 milliards de dollars dans le pays, dont au moins 550 millions de dollars en investissements directs dans les start-up, sans passer par des fonds locaux.

Source et Copyrights. Frédéric FURCAJG. (Président de Eloa Invest)

Source : www.lajauneetlarouge.com

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