BDS & Co. Arno Klarsfeld dénonce l’attitude du groupe français Carrefour.

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L’avocat Arno Klarsfeld a dénoncé cette semaine l’attitude du groupe français Carrefour accusé d’avoir retiré des produits israéliens de ses rayons sous la pression de clients musulmans. “Comme les nazis et les fascistes. Et s’ils le pouvaient ils s’attaqueraient aux individus…. Rien ne change vraiment… “, a fustigé sur Twitter l’ancien avocat. “Comment se fait il que #Carrefour puisse céder ainsi à la force et retirer de ses rayons des produits israéliens sous la pression des antisémites”, a-t-il poursuivi.

Un musulman proche du mouvement antisémite BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) a forcé des employés de l’enseigne Carrefour à retirer des produits israéliens d’un stand consacré à la fête musulmane du Ramadan. Alors que de nombreux internautes ont dénoncé cette action de boycott, l’enseigne Carrefour ne s’est toujours pas exprimée sur l’incident.

En 2015, la Cour de Cassation, la plus haute juridiction française, avait déclaré illégal les appels au boycott d’Israël. En 2016, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, avait adopté une résolution contre le BDS, le jugeant “antisémite“. (lemondejuif.info)

SELON L’EXPRESS. (lexpress.fr). Des militants de la cause palestinienne ont organisé des actions dans différents supermarchés français. Leur but: faire retirer des rayons les produits venus d’Israël.

« A Lyon, des dattes exportées par Israël virées des rayons » titrait le site europalestine le 2 juin. Cette plateforme réclame la fin de l’occupation des territoires palestiniens par Israël et la mise en place de sanctions internationales contre le pays. Le site relaie au passage une vidéo, dans laquelle un homme se filme au magasin Grand Frais de Lyon (Rhône), et réclame le retrait de produits venus d’Israël.

La personne qui filme demande la suppression de certaines denrées alimentaires des rayons. Il faut « retirer les produits qui ne sont pas étiquetés » du magasin, martèle le militant. Selon lui, s’il n’est pas clairement précisé de quel pays ils proviennent, il n’y a pas de traçabilité de la denrée, ce qui serait illégal. D’après les informations du militant à la caméra, les produits non-étiquetés qu’il pointe du doigt seraient « issus de colonies israéliennes ».

« Un affront fait aux consommateurs de confession musulmane »

Selon un avis publié au Journal Officiel le 24 novembre 2016, « les denrées alimentaires en provenance des territoires occupés par Israël doivent porter un étiquetage reflétant cette origine ». « En ce qui concerne les produits issus de Cisjordanie ou du plateau du Golan qui sont originaires de colonies de peuplement, une mention limitée à ‘produit originaire du plateau du Golan’ ou ‘produit originaire de Cisjordanie’ n’est pas acceptable (…) Dans de tels cas, il est nécessaire d’ajouter, entre parenthèses, l’expression ‘colonie israélienne’ ou des termes équivalents. » C’est cette absence de signalement que l’auteur de la vidéo critique, parlant « d’escroquerie ».

Une autre vidéo circule, cette fois tournée au Carrefour de Chambourcy (Yvelines). Un client s’insurge que des dattes provenant d’Israël soient proposées dans un rayon spécial ramadan : « nous mettre des dattes israéliennes sur le stand ramadan, c’est un affront fait aux consommateurs de confession musulmane » lance-t-il à des employés. Il assure avoir contacté les distributeurs de certains types de dattes qui lui ont confirmé qu’elles provenaient d’Israël. « Vendez des dattes algériennes et on consommera chez vous » déclare la personne qui filme, revendiquant une consommation « éthique » : « Hors de question alors qu’ils sont en train de fusiller des Palestiniens à Gaza » de « financer l’occupation israélienne » dit-il aux employés du magasin. Ces derniers retirent les produits, tout en rappelant que l’enseigne ne prend pas de parti « politique » dans ce débat.

« Assimilable à des actes antisémites »

Le Figaro a repéré plusieurs initiatives du même type: à l’Intermarché d’Itxassou (Pyrénées-Atlantiques) ou encore dans un Lidl de Drancy (Seine-Saint-Denis). Le quotidien a interrogé Francis Kalifat, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) sur le sujet. Pour lui, ces actions « sont assimilables à des actes antisémites: à travers Israël, ce sont les Juifs que l’on vise. On a vu que certains, d’ailleurs, ne font pas la différence entre les produits israéliens et kasher… ». Dans le même temps, il pointe du doigt le mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), qui fait une guerre commerciale à Israël en refusant d’acheter ses produits. Il qualifie cette campagne « d’illégale » et demande d’ailleurs son interdiction.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a assuré sur son site qu’une « plainte serait déposée non seulement contre les auteurs de ce délit, mais contre tous ceux qui par leur silence et leur soumission se sont pliés au diktat de cette police islamique ». Dans Le Figaro, l’avocat du BNVCA, Me Charles Baccouche, déclare que la plainte s’appuiera sur le Code Pénal qui interdit « le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou non-appartenance à une nation déterminée ».

Les magasins concernés ont peu commenté ces actions. Le groupe Carrefour a seulement affirmé au quotidien que les dattes retirées avaient été remises en rayon.

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