Viva Netta Barzilaï ! Euphorie à Tel-Aviv. Nuit de fête Place Rabin.

By |2018-05-13T13:02:12+00:00mai 13th, 2018|Categories: CULTURE|
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SPECIAL ISRAELVALLEY. Mille mercis à la France pour ses 12 points attribués à Netta Barzilaï. Hier soir la Place Rabin était noire de monde. Devant un écran géant des milliers de fans de l’Eurovision attendaient les résultats. Lorsque Israël a gagné, l’euphorie était à son comble. Des jeunes se sont déshabillés et ont plongé dans les eaux de l’esplanade. Moment extraordinaire pour Israël, qui pensait que la politique ant-israélienne en Europe allait prendre le dessus sur la musique.

Europe1 : « Je joue avec mon corps, c’est moi qui décide de le présenter comme je l’entends », martèle l’israélienne, vainqueure du concours avec un titre qui promeut l’émancipation des femmes. « Mon look spécial constitue un avantage dingue »: c’est ainsi que se décrit elle même Netta Barzilai, dont le physique et l’allure ne correspondent pas aux profils habituels des vedettes du monde des variétés, mais qui a remporté samedi soir le concours de chanson de l’Eurovision.

Son succès tient à la surprise qu’elle suscite avec notamment ses similis kimonos bariolés, ses curieux chignons et ses allusions directes à la campagne très tendance de la campagne #MeToo. Sa chanson, dans laquelle elle imite un moment le caquètement d’une poule, a également surpris et charmé. Des millions de vues sur Youtube. Avant même l’Eurovision, la « différence » physique qu’elle cultive et sa chanson ont séduit les Israéliens. Mais aussi les internautes étrangers avec, selon les médias, sa vidéo vue 18 millions de fois.

Depuis des jours, tous les journaux ont suivi pratiquement heure par heure les soubresauts de sa cote auprès des bookmakers. Sa popularité est telle que le ministère israélien des Affaires étrangères a mis sa vidéo sur sa page facebook en Arabe « pour montrer une facette moins connue d’Israël.

La carrière de Netta Barzilai a explosé lorsqu’elle a décroché en février la première place de Rising Star, le plus célèbre radio crochet du pays. Auparavant, elle ne se produisait que dans des clubs ou des mariages. Ce succès l’a automatiquement qualifié pour l’Eurovision. Cette consécration lui a permis ensuite d’être choisie pour chanter lors de la cérémonie officielle du 70ème anniversaire de l’Etat d’Israël au mont Herzl à Jérusalem et de participer à des concerts publics à cette occasion où elle a brûlé les planches.

Des moqueries et un « exil ». Une revanche pour elle : son enfance a été marquée par des moqueries de ses camarades à l’école sur son physique, l’échec à répétition de régimes, suivis de périodes de boulimie, a-t-elle raconté. Elle a également connu « l’exil ». Née à Hod Hashron dans la banlieue de Tel Aviv, alors qu’elle était toute petite, ses parents ont déménagé au Nigeria où son père était employé dans une entreprise israélienne de construction.

Pendant quatre ans elle a vécu dans ce pays avant de devoir se réadapter à la vie en Israël. Elle comprend très vite que le chant est un moyen pour elle de surmonter ses traumatismes. Elle intègre ainsi la Rimon School of Music, une des plus prestigieuse école de musique du pays après avoir effectué dans la marine comme les autres jeunes israéliennes son service militaire.

Depuis, la chanson ne la quitte plus. Célibataire elle vit à Tel Aviv, la capitale économique et culturelle du pays. Sa victoire est la quatrième remportée par Israël à l’Eurovision. Le dernier de ces succès en date remontait à 1998 avec « Diva » de Dana International, une transsexuelle ».

Selon Tel-Avivre : « Compte tenu de l’intérêt grandissant suscité cette année en Israël  pour le concours de l’Eurovision de la chanson, la municipalité de Tel Aviv a décidé  de fêter  dignement l’événement sur le Kikar Rabin  pour que les israéliens se retrouvent nombreux à l’instar de l’événement organisé  à Jérusalem en 1999. Mais pour quelles raisons? Tout simplement parce que le pays est certain de pouvoir l’emporter cette année comme  en 1998, lorsque Israël avait gagné la compétition avec la chanteuse transsexuelle Dana International et son titre « Diva ».

Et cette année, la nouvelle idole des israéliens s’appelle Netta Barzilai, c’est elle qui représentera Israël à l’Eurovision et qui est donnée grande favorite selon les spécialistes. La chanteuse atypique  a été révélée au grand public via l’émission de télé-crochet  « HaKochav Abaha », la version israélienne de la « Nouvelle Star ». Israël rêve de remonter avec elle sur la première marche du podium de la compétition qui aura lieu cette année au Portugal le 12 mai prochain. La chanson qu’interprétera la Diva s’appelle  « Toy », la mélodie est moderne avec un accent oriental. Elle a été écrite par Stav Beger et Doron Medley.

Ron Huldai, le maire de Tel Aviv s’est lui-même  mis en scène pour encourager et faire la promotion de Netta Barzilai en organisant avant la compétition  un concert géant qui aura lieu sur la place Rabin, en plein centre de Tel Aviv, le 10 avril, à partir de 18 heures. Trente représentants du concours de l’Eurovision 2018, soit les trois quarts des participants à la compétition, interpréteront leur chanson en avant-première sur la scène de la place Rabin ».

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