14 500 habitants de Jérusalem sont employés dans la Tech.

By |2018-05-14T08:19:18+00:00mai 14th, 2018|Categories: HIGH-TECH|
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Un article de La Tribune (Extraits) : La ville sainte revendique 600 startups, 18 fonds de capital-risque, 12 accélérateurs. Si Tel-Aviv incarne la modernité de la « startup nation », Jérusalem se veut le temple de la high-tech « made in Israël ». La cession de Mobileye à Intel dope la ville du roi Salomon, en quête d’un nouveau Graal. La fièvre de la tech touche toutes les communautés, juifs orthodoxes comme Arabes israéliens. Mais elle est encore loin de parvenir à accélérer le processus d’intégration. Pour l’heure, dans la ville la plus pauvre du pays, les dividendes de la tech se font attendre.

Ze’ev Elkin, le ministre des Affaires de Jérusalem est chargé de la renommée internationale de Jérusalem comme « capitale de la tech de premier choix », vantait-il encore deux semaines plus tôt à des investisseurs lors d’une conférence « Mind The Tech » à New York.

« En 2015, Jérusalem était 37e sur la liste des 50 villes les plus innovantes du monde. Elle est déjà remontée à la 27e place en 2017. Croyez-le ou non, elle est sur le point d’entrer dans la liste des 20 villes les plus innovantes du monde », affirmait Ze’ev Elkin.

 Longtemps, la ville a d’abord attiré les secteurs du logiciel médical, de la biotechnologie et de l’imagerie. Mais avec le rayonnement mondial de la tech made in Israel, les ambitions de la ville sainte s’aiguisent. Et pour cause. En vingt ans, la part du secteur des technologies dans l’économie a presque doublé, pour peser 11,4% du PIB en 2014, selon un récent rapport de l’OCDE.

En 2017, Mobileye le spécialiste des solutions pour la voiture autonome a été racheté pour 15 milliards de dollars par Intel. Douze mois plus tard, ce record est encore vécu comme un électrochoc par le tissu économique local. Depuis, au-dessus des vestiges, c’est tout un quartier au nord de la ville qui s’est transformé pour l’accueillir, avec la licorne OrCam (filiale de Mobileye) qui développe de l’intelligence artificielle (IA) au service des malvoyants, ou encore le groupe Regus. Avant eux, les premiers bâtisseurs de l’ère pré-tech furent Intel, Groupe Merck ou Medtronic, dans la cité de David depuis les années 1970. Plus loin, les Cisco, Kaspersky ou le Britannique BAE Systems dans l’aérospatial et la défense, font aussi partie des anciens.

De 20 entreprises tech en 2012, elles seraient aujourd’hui près de 600 startup dans la ville sainte, d’après le ministère. « En un an, les financements en capitaux propres ont été multipliés par quatre à Jérusalem, de 13 millions d’euros en 2016, à plus de 57 millions d’euros (250 millions de shekels) », se félicite le ministre de l’Héritage.

À ce jour, seulement 14.500 habitants de Jérusalem, sont employés dans la tech, sur un total de 270.000 emplois dans le secteur, essentiellement basés à Tel-Aviv. Jérusalem ne fournit qu’un peu plus de 5% de compétences numériques à l’économie nationale. C’est largement insuffisant, pour l’Israel Innovation Authority, chargée de distribuer les subventions et allègements fiscaux pour les entreprises innovantes. Elle compte bien y remédier avec l’objectif fixé de 500.000 travailleurs dans la tech d’ici dix ans, soit l’équivalent des salariés du numérique de l’Île-de-France. Sauf qu’Israël ne compte que 8,5 millions d’habitants…

La Israel Innovation Authority, créée en 2016, assure « faire tout son possible » pour intégrer les « femmes, les Arabes, les haredim ou les travailleurs âgés ». Mais cette intégration d’employés qualifiés doit se faire à l’aune des caps fixés par l’autorité publique que sont « l’IA, la voiture autonome » et l’attractivité auprès « des centres R&D des multinationales ».

Source : La Tribune (Copyrights)

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