Rendre accessible les bases de données médicales aux start-up locales ? Israël souhaite renforcer sa R&D

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Le mois dernier, le gouvernement israélien a approuvé un plan de 264 millions de dollars (922 millions de NIS) pour construire un système national de santé numérique personnalisé dans le pays au cours des cinq prochaines années. Le plan prévoit l’établissement d’une base de données médicale spécialisée appelée Psifas (mosaïque), qui vise à recueillir quelque 100 000 échantillons génétiques volontaires de patients représentant la diversité génétique de la population israélienne, composée d’environ 70 pays d’origine. Psifas pourrait être inestimable pour les chercheurs. Cependant, il faudra jusqu’à cinq ans pour terminer le projet.

D’un autre côté, le système de santé publique israélien dispose déjà d’une base de données de plus de 5 millions de dossiers médicaux conservés par ses quatre organismes officiels de santé et son système hospitalier public, ce qui pourrait donner à l’industrie israélienne de la santé numérique un avantage significatif et faire progresser la recherche médicale, si elle devait être mise à disposition immédiatement. Plus tard, quand le moment viendra, Psifas pourrait aider à renforcer davantage l’industrie de la santé numérique du pays, pourtant déjà florissante.

Les deux principaux obstacles à la réalisation de cette vision sont l’obtention de l’approbation des fournisseurs de soins de santé israéliens et la protection de la confidentialité des patients.
Afin d’intégrer les HMO(Health Maintenance Organization) et les hôpitaux, le gouvernement devra utiliser son budget numérique de la santé pour fournir des incitations financières. Cela pourrait être considéré comme un investissement qui se traduira par des ventes de développements réalisés en Israël.
Le défi de la vie privée est en effet crucial. Nous assistons actuellement à l’énorme réaction de Facebook face aux fuites de données des utilisateurs, de sorte que l’on ne peut qu’imaginer ce qui se passerait si ces données comprenaient des informations médicales. La même préoccupation s’applique également à la nouvelle base de données médicale israélienne annoncée. Peu de temps après que le plan a été rendu public, des inquiétudes ont commencé à faire surface, exhortant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à annoncer que le gouvernement protégera la vie privée des patients avec des « pinces de fer ».

Israël est un chef de file mondial en matière de cybersécurité et de sécurité de l’information, ce qui signifie qu’il dispose du savoir-faire requis pour sécuriser la base de données. Le gouvernement israélien serait sage de transformer son plan de santé numérique en un catalyseur pour les technologies de sécurité de l’information médicale, un domaine qui va exploser dans la prochaine décennie. De cette façon, Israël peut devenir un acteur de premier plan dans les deux domaines, qui se complètent et se nourrissent les uns des autres.
La course mondiale pour la santé numérique est déjà en cours et Israël doit utiliser ses ressources existantes uniques, tout en développant de nouvelles bases de données et de nouvelles technologies, afin d’établir sa notoriété sur le terrain.

 

Source : israelValley & Calcalist

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