Intox? En Israël, le marché de l’immobilier a tendance à stagner.

Partager

D’après une étude effectuée pour ”Globe Economy Israel” par le site de transactions immobilières Yad2, le marché de l’immobilier aurait tendance à stagner. En clair, de nombreux appartements restent invendus. Il s’avère que ce constat peut être fait pour le marché de l’occasion autant que du neuf. Alors cela augurerait-il d’une future baisse des prix de l’immobilier? Eléments de réponse avec Haïm Messika, porte-parole francophone de Koulanou, parti dirigé par le Ministre des Finances, Moshé Kahlon et auquel appartient également le Ministre du Logement, Yoav Galant.
Le P’tit Hebdo: Comment expliquez-vous cette stagnation du marché de l’immobilier?
Haïm Messika: Depuis une vingtaine d’années, les prix de l’immobilier en Israël étaient en hausse constante. Ce phénomène s’expliquait notamment par le fait que la majeure partie de l’offre en Israël est constituée par des promoteurs privés qui se sentaient libres de jouer avec les prix. Ce qui a changé et qui explique la stagnation à laquelle nous assistons, c’est la politique menée par l’Etat.
Lph: Concrètement, comment cela se traduit-il sur le terrain?
H.M.: La première mesure a été de donner plus de moyens aux demandeurs, souvent des jeunes couples, pour ne pas être à la merci des promoteurs. Ainsi, grâce à la loterie ”Me’hir Lamishtaken”, nous avons augmenté considérablement l’offre. En fait, dans le prix d’un appartement sont répercutés, l’achat du terrain, le coût de la construction et le profit du promoteur. Avec ce programme, c’est l’Etat qui prend en charge le prix du terrain, ce qui se répercute sur le prix final. Par ailleurs, il impose aussi aux banques des conditions de financement privilégié pour ces projets. Puis les candidats à l’achat de ces appartements sont tirés au sort, sachant que sur les 65000 inscrits au premier tirage, 60000 ont gagné. La loterie est, en réalité, plus un gage qu’aucun privilège ne sera accordé.
Ensuite, seconde mesure très importante: le ”hesskem gag” avec les municipalités. Il s’agit d’un accord entre l’Etat et  les villes qui garantit de multiplier par deux les surfaces immobilières ainsi que de développer les infrastructures en conséquence. Par cet accord, ce sont des milliards de shekels que l’Etat débloque pour favoriser l’augmentation de l’offre immobilière.
Lph: Aussi bien ”Me’hir lamishtaken” que ”Hesskem Gag” sont des programmes qui favorisent surtout les périphéries. Pensez-vous que vous répondez à la demande réelle?
H.M.: Ce faisant, nous apportons de l’aide à des villes comme Dimona, Netivot, Ashdod ou Rishon Letsion, qui avaient été délaissées par les gouvernements successifs. J’y vois déjà un bon point. Par ailleurs, je me suis moi-même rendu à Dimona ou Netivot avec le ministre Kahlon et j’y ai vu des personnes très attachées à leur ville. Si de beaux appartements à des prix raisonnables y sont proposés, non seulement nous permettrons aux enfants de ces villes de continuer à y vivre, mais il ne fait aucun doute que de nouvelles personnes voudront s’y installer.
Lph: Alors finalement, les prix ont-ils vraiment baissé?
H.M.: Nous notons une tendance à la baisse même dans des villes comme Tel Aviv (-8%) ou Jérusalem (-5%). Nous savons que nous sommes au seuil de cette baisse des prix tant attendue.
Source : http://www.lphinfo.com

Partager

Les Articles Les Plus Lus

Leave A Comment