Ventes d'armes et Business. Israël s'inquiète de l'offensive de Macron en Inde.

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ISRAELVALLEY SPECIAL. (Daniel Rouach). C’est un fait. Dans le cadre de méga-projets lancés par l’Inde, les israéliens, associés souvent avec des firmes américaines, se retrouvent souvent face à face avec des géants Français. Ce n’est pas du tout par hasard si le Président Français et le Premier Ministre israélien tentent de se rapprocher le plus possible de Narendra Modi, l’homme fort du pays.

Accueilli en grande pompe par le Premier ministre Narendra Modi, Emmanuel Macron a accumulé accolades, signature de gros contrats, et rencontre décontractée avec des étudiants indiens. Il en a été de même récemment avec Netanyahou qui fait des efforts considérables pour vendre massivement des technologies et produits aux indiens, surtout dans le secteur militaire. Les leaders israéliens du monde des affaires avaient voyagé en Inde avec la délégation officielle de Netanyahou.

La concurrence entre israéliens et français va devenir féroce. En avril 2017, Israël et l’Inde avaient signé un accord militaire d’environ 1,2 milliards de dollars qui comprenait un approvisionnement sur plusieurs années de missiles à moyenne portée sol-air, de lanceurs et de technologies de communication.

 Selon The Hindustan Times, l’Inde est “le premier importateur d’armes au monde” et Israël est “l’un de ses principaux fournisseurs”. Dans ce domaine, “plus de 1 milliard de dollars de contrats devraient dorénavant être signés chaque année entre les deux pays”, ajoute le quotidien.

A SAVOIR. Dans Les Echos le 15 Janvier 2018 : « La visite officielle de Benyamin Netanyahou reflète la convergence d’intérêts entre les deux pays, notamment en matière de défense. Même si l’Inde n’est pas totalement alignée sur les sujets iranien et palestinien. La visite historique en juillet 2017 de Narendra Modi , premier chef de gouvernement indien à avoir foulé le sol de l’Etat hébreu, a désormais son pendant. Dimanche 14 janvier, c’était au tour du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, d’être accueilli en grande pompe par son homologue sur le tarmac de l’aéroport de Delhi, à l’occasion d’un déplacement officiel de six jours ».

VISITE DE EMMANUEL MACRON EN INDE. SELON LIBERATION. « Les colonnades du Rashtrapati Bhavan résonnent sous les 21 coups de canon. Les chevaux de la garde indienne ne bougent pas une oreille, même quand la Marseillaise retentit. Seul sous un dais au milieu de la cour du palais présidentiel, Emmanuel Macron fait une rapide revue de troupes, rangées pour la parade.
Depuis samedi, l’Inde sort le grand jeu pour la première visite d’Etat française depuis la venue de François Hollande, en 2016. La veille au soir, le Premier ministre Narendra Modi était venu accueillir le président français et son épouse sur le tarmac, une attention «très rare», vante l’Elysée. Depuis, les deux dirigeants n’ont pas manqué une occasion d’afficher leur proximité, entre accolades, sourires complices et discussions à table.
Deux mois après le voyage de Macron en Chine, Paris et New Delhi mettent en scène leur volonté de rapprochement. «A chaque visite à Pékin, les Chinois nous regardent un peu plus de haut. La France prend peu à peu conscience qu’elle est une puissance moyenne face à un super-géant, et elle cherche des alliances avec d’autres puissances moyennes, comme l’Inde», analyse Jean-Joseph Boillot, conseiller économique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).

Une intimité qui passe par la construction conjointe de 36 Rafale et de 6 sous-marins Scorpène, déjà entamée, et sur la signature de 12 milliards d’euros de contrats pour le groupe aéronautique Safran, qui va fournir des moteurs à la compagnie indienne civile SpiceJet. Un autre milliard d’euros a été signé dans les domaines des transports et de l’énergie solaire. Malgré les vœux de cadres de Dassault, aucune autre série d’avions de chasse n’a été commandée par le premier pays importateur d’armes au monde ».

 

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