C’Israël. Des Juifs du Maroc continuent à vénérer son nom. Qui est-il?

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Rabbi Its’hak ben Walid a été l’une des plus grandes personnalités parmi les Rabbanim du Maroc du début du 19e Siècle. Il est né en 1777 à Tétouan : capitale de la région Nord du Maroc qui accueillait une communauté juive originaire d’Espagne et ville de Sages et de scribes.

Orphelin de père à un jeune âge, il a poursuivi la lignée de sa famille de Talmidé ‘Hakhamim et, dès ses tendres années d’enfance, il éprouvait un amourpour la Torah. On raconte qu’après le décès de son père, la situation financière de sa famille était si misérable que sa maman avait dû vendre les traités du Talmud de son mari pour pouvoir acheter de la nourriture à ses enfants. Le jeune Its’hak en avait été si peiné qu’il se mit à économiser sou par sou pour pouvoir racheter les livres de Guemara vendus par sa mère.

Plus tard, lorsque les responsables communautaires prirent conscience des vastes connaissances en Torah et du haut niveau de piété du Rabbi Its’hak, ils lui proposèrent différentes fonctions rabbiniques. Mais, fuyant les honneurs, Rabbi Its’hak renonça à ces offres et, pour ne pas être désigné comme Rav de Tétouan, il quitta le Maroc pour s’installer à Gilbraltar.

Des délégués communautaires ont alors été désignés pour se rendre auprès de Rabbi Its’hak et le supplier de revenir à Tétouan pour devenir Rav de cette ville. Néanmoins, Rabbi Its’hak resta sur sa position jusqu’au jour où il vit en rêve que cette fonction lui était destinée. Puis, il assuma ce poste de Rav de Tétouan pendant quarante ans. Il était particulièrement sensible à la peine des nécessiteux, des veuves et des orphelins tout en consacrant sa vie au service divin.

Rabbi Its’hak ben Walid rédigea un célèbre ouvrage, compilation de questions-réponses, intitulé « Vayomer Its’hak » qui constitue toujours une référence incontournable pour les décisionnaires qui le consultent avant d’émettre des décrets juridiques.

La réputation de ce Tsadik est due également aux miracles rapportés en son nom. Rabbi Its’hak avait un bâton qui lui servait de canne. Transmis au sein de sa famille, de génération en génération, il l’avait, à son tour, reçu en héritage. A l’aide de « ce bâton » empreint du mérite de ses pères, Rabbi Its’hak réalisait des miracles, il apportait la guérison aux malades et assurait une bonne délivrance aux futurs mamans.

L’un des élèves de Rabbi Its’hak ben Walid, Rabbi Yéchaya ben Naïm, n’avait pas eu d’enfant pendant de longues années. Son maître lui avait alors conseillé d’aller prier sur la tombe de Rabbi Amram ben Diwan, à Wazan, afin que le mérite de ce Tsadik intercède en sa faveur auprès du Trône céleste et que son souhait soit exaucé… Et en effet, Rabbi Yéchaya avait eu un fils au courant de l’année.

Les Juifs du Maroc continuent à vénérer son nom jusqu’à nos jours et ils sont nombreux à se recueillir sur sa tombe à Tétouan le jour de sa Hiloula, le 8 Adar.

Yokheved Levy dans http://haguesher.com

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