A Tel Aviv, je décroche un stage de 3 mois en business development.

Beaucoup de grandes entreprises françaises sont implantées en Israël. Au total, elles sont une centaine, implantées dans des secteurs aussi divers que les transports, la banque, l’alimentaire, l’énergie, le tourisme, les cosmétiques, l’informatique, la publicité, la restauration, le luxe, la pharmacie… Plus généralement, les investissements étrangers sont importants en Israël, et reflètent la bonne santé économique du pays. D’ailleurs, les Chinois ne s’y trompent pas, ils ont massivement investi dans des secteurs aussi divers que l’assurance, l’industrie spatiale, la désalinisation de l’eau, les jeux en ligne, la construction résidentielle…

JOBS. Profils + : Les profils recherchés chez les expatriés sont ceux qui ont un haut niveau de diplôme et une expérience professionnelle. Mais les vives tensions régionales ont conduit nombre de travailleurs palestiniens à quitter leurs emplois, en particulier dans le secteur du BTP (serruriers, carreleurs ou encore soudeurs…) ; il y a donc des opportunités pour les remplacer.

STAGE. Alexandra Borok, 22 ans, étudiante en Bachelor (Business Administration) à l’IE University à Madrid s’exprime. J’avais eu l’info par une prof de l’IE University de Madrid, que j’ai rejoint en 2013 après deux ans de prépa en France. Mon école co-organisait le South Summit, une conférence réunissant les 100 meilleures startups du sud de l’Europe. Elle me conseille vivement de me porter volontaire pour son organisation.

Pendant ce congrès, je suis responsable de l’accueil et de l’orientation des participants et conférenciers. Cet événement s’avère une excellente opportunité de « networker » et le hasard met une offre de stage d’été sur mon chemin. Les co-fondateurs de Pzartech, une start-up de Tel Aviv, sont venus pitcher leur projet. Jérémie Brabet-Adonajlo et Joachim Hagege présentent leur vision innovante de l’impression 3D. Pour eux, sa démocratisation passe par les pièces détachées et la protection de la propriété industrielle des marques.

Je leur glisse quelques mots en français. La conversation dérive spontanément sur mon parcours et mon souhait d’effectuer un stage en Israël. Je connais déjà le pays comme touriste et j’ai été séduite par sa diversité culturelle, son dynamisme économique et sa jeunesse. Voilà une belle occasion d’explorer la Startup Nation avant d’y envisager un avenir. En effet, je cherche l’endroit où m’épanouir professionnellement à terme.

Pour un premier stage, j’étais convaincue qu’il fallait privilégier une petite structure en croissance plutôt qu’une multinationale et son inévitable ‘combo’ cafés-photocopies. Le secteur des nouvelles technologies n’est pas nécessairement celui qui m’est le plus familier, mais passer trois mois en Israël, une des Mecque du monde des startups, est une sacrée opportunité. Alors, tant pis pour mes domaines de prédilection (l’industrie du luxe ou encore l’entertainment), je les explorerai plus tard. En attendant, la priorité est de sortir de ma zone de confort !

 Après quelques emails, un Skype et un déjeuner improvisé à Tel Aviv, je décroche un stage de 3 mois en business development. En juin, j’ai rejoint le microcosme du boulevard Rothschild, le cœur de la Silicon Wadi. Ici, tout le monde se déplace en vélo électrique et le T-shirt-short-tongs est de mise. La rue Lilienblum abrite le plus ancien immeuble de bureaux de Tel Aviv. C’est là que sont les locaux de Pzartech. L’ancienneté des lieux contraste avec la jeunesse de ses occupants, majoritairement âgés de moins de 35 ans.

Dès le début, je me suis imprégnée du rythme, des attentes, et de la flexibilité du milieu high-tech où la routine n’a jamais sa place. Le fait que je parle hébreu a été un plus mais ce n’est clairement pas un pré-requis – tant l’anglais domine dans cet environnement de travail. Au fur et à mesure, l’esprit d’équipe et l’intérêt de la mission ont pris le dessus sur l’appel de la plage. Guidée par Jérémie et souvent en binôme avec Alain l’autre stagiaire, nous avons démarché des partenaires internationaux, soumis des demandes de subventions et travaillé à la mise en place de pilotes. Chez Pzartech, nous sommes tous encouragés à partager nos idées dans une permanente émulation.

Si Tel Aviv est une ville stimulante, il me faudra plus d’un été pour décider de m’y installer. J’ai pu goûter aux charmes de l’environnement de travail version start-up et j’espère pour mon prochain stage que les compétences acquises pourront être valorisées et mises à contribution au sein cette fois d’une grande entreprise. En attendant, ma prochaine étape est Rio de Janeiro pour un échange universitaire pendant sept mois en janvier prochain.

En savoir plus sur https://start.lesechos.fr/travailler-a-letranger/temoignages-expats/comment-j-ai-decroche-mon-1er-stage-dans-la-silicon-wadi-398.php?cCGpdBqrliZA5xKH.99

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