Comme en Israël, les cabines téléphoniques disparaissent en France.

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Rendues obsolètes avec la généralisation du portable, les cabines téléphoniques auront pratiquement toutes disparu du paysage français au 31 décembre, exception faite des rares communes encore en zone blanche. Devenues trop chères à maintenir pour une durée d’utilisation dérisoire, elles subissent le même sort que le Minitel en 2012.

Comme avant elles le Minitel, débranché définitivement en 2012, les cabines téléphoniques sont en voie de disparition en France. Le premier s’est éteint à petit feu, au fur et à mesure qu’internet tissait sa toile. Pour les cabines, l’extinction est un peu plus brutale mais elle est rendue inéluctable par la progression exponentielle qu’a connue le téléphone mobile ces quinze dernières années. Plus de 72,1 millions de cartes SIM étaient en effet en service en France au 31 décembre 2015, soit plus d’une par Français, d’après les chiffres de l’Autorité de régulation des communications téléphoniques (ARCEP).

La date pour le démantèlement total et définitif des cabines avait été symboliquement fixée au 31 décembre 2017, après que la loi Macron de 2015 eut abrogé l’obligation de service universel de publiphonie imposée jusque-là à Orange, ex-France Télécom.  En réalité, il en restera encore quelques-unes en service une fois passé le Nouvel an, une grâce accordée par les pouvoirs publics pour laisser le temps aux opérateurs de couvrir la totalité du territoire français et de faire disparaître les dernières « zones blanches », celles qui ne sont pas encore couvertes par les réseaux mobile et ont toujours besoin d’un téléphone public opérationnel sur leur commune. À l’heure actuelle, il reste moins de 300 centres bourgs considérés en « zone blanche » d’après les chiffres que nous a communiqué la Fédération Française des Télécoms (FFT).

Alors qu’elles généraient, en 2000, un chiffre d’affaires annuel de 516 millions d’euros, le maintien en service des cabines occasionnait, ces dernières années, une perte de l’ordre de 10 millions d’euros par an pour France Télécom, devenu Orange le 1er juillet 2013. Et en 2016, le trafic des cabines téléphoniques représentait moins de 0,7% par rapport à celui enregistré en 2000 pour une durée moyenne d’utilisation de moins d’une minute par cabine par jour. Une hérésie économique. Reste que tout le monde ne voit pas ces disparitions d’un bon œil et pas uniquement les nostalgiques. C’est notamment le cas des petites communes qui dépendent du tourisme. Ainsi, Christian Grossan, le maire de Ceillac, village des Hautes-Alpes se plaignait récemment de la future dépose du téléphone public installé dans le hall de sa mairie. Source : RFI (Copyrights)

EN ISRAEL. Cabines et cartes prépayées

En Israël, les cartes de téléphone sont en vente dans tous les bureaux de poste et diverses petites boutiques (marchands de bonbons, etc.). Avec ces cartes, vous pourrez téléphoner à partir des cabines publiques. Les tarifs baissent entre 19h et 7h du matin ainsi que le week-end.

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