Vu d’Israël. « Le Printemps » dit non aux spécialités de l’étranger.

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ISRAELVALLEY SPECIAL « BDS OUT ». Le 10 janvier, le grand magasin parisien a inauguré un immense Printemps du Goût. Au programme : épicerie fine, produits frais et comptoirs de dégustation très gourmands. Une première. En Israël , de nombreux producteurs très  imaginatifs ne se réjouissent pas du tout de ce nouveau magasin géant car le Printemps n’aura que des produits « Made in France ». Au moins les militants de BDS France seront, pour une rare fois, au chômage technique.

Selon le Figaro : « 2018 sera gourmande ou ne sera pas! La capitale met les bouchées rares et se prépare à ouvrir spectaculaires des espaces dédiés à l’alimentation. Premier du genre, en ce début d’année, le Printemps du Goût. Il faut rappeler que ce grand magasin du boulevard Haussmann, fondé en 1865 par Jules Jaluzot, avait dès sa création l’ambition d’être l’arbitre des élégances en proposant «du nouveau, du frais, du joli». Une réclame au charme désuet qui colle à l’enseigne autant qu’à l’époque. L’Opéra Garnier est alors en construction, les grandes artères parisiennes aussi, et le propriétaire anticipe déjà la clientèle que la gare Saint-Lazare lui procurera.

Un bon siècle et demi plus tard, bien qu’il soit toujours symbole d’un art de vivre à la française, le lieu n’avait pas encore ajouté une dimension gastronomique à son offre. Alors que le Bon Marché à travers la Grande Épicerie Paris, les Galeries Lafayette avec le Gourmet disposaient de prestigieuses succursales gourmandes, le Printemps ne s’était pas intéressé à ce créneau. C’est désormais chose faite.

100 % français

Le Printemps du Goût ouvrira ses portes le 10 janvier, avec deux spécificités de taille. Loin d’être située en rez-de-chaussée comme c’est le cas dans les autres magasins, la gastronomie occupera deux niveaux, les 7e et 8e étages du Printemps de l’Homme. Une gageure: cet accès difficile implique de changer les habitudes d’achat. Cela dit, des ascenseurs directs ont été spécialement affectés aux lieux qui, privilège de l’altitude, bénéficient d’une lumière naturelle et d’une vue exceptionnelle sur les toits de Paris.

Au-delà de la topographie, il est un autre élément qui fait toute la différence. Le Printemps du Goût joue la carte du 100 % français pour tous les produits proposés. L’ensemble de la sélection, soit 2500 références dûment sourcées en amont durant plus de deux ans, est en effet un hymne aux producteurs, artisans, vignerons et chefs de l’Hexagone. Le parti pris peut paraître osé, il est, en fait, mûrement réfléchi. La gastronomie française est l’un des péchés mignons des touristes du monde entier, dont le circuit passe forcément, à un moment ou à un autre, par une visite du quartier et souvent du magasin. À l’inverse, les Parisiens exportent le savoir-faire français lors de leurs déplacements à l’étranger.

Une librairie spécialisée

Les volumes des deux entités sont généreux. Le 7e étage, déployé sur 900  mètres carrés, dispose en son centre d’une épicerie fine de 300 mètres carrés qui propose toutes les familles de produits salés et sucrés: confitures et miels, confiseries et chocolats, soupes et sauces, biscuiterie, thés et cafés, huiles et vinaigres, épices et condiments divers, conserves mer et terre…

Comme le souligne Emmanuelle Touboul, grande professionnelle de la restauration et désormais «Mme Produit» en charge des sélections, «l’origine France, le savoir-faire, tout a été étudié minutieusement, mais au final seul le goût a permis de départager les impétrants». Et d’insister sur le fait que le terme d’«exclusivité» n’a pas beaucoup de sens ici, puisque certains artisans qui produisent de très petites quantités ne peuvent, de fait, fournir d’autres lieux. Ce rayon épicerie fine est lui-même entouré de grandes enseignes de la gastronomie française considérées comme «iconiques»: La Maison du Chocolat, Palais des Thés, Maison Dubernet (foie gras), Byzance (poisson fumé), pour ne citer que les plus emblématiques.

Au même niveau se trouve une cave ambitieuse sous pavillon Le Repaire de Bacchus. Elle comporte 1500 références incluant une centaine de champagnes, des grands crus millésimés mais aussi une vaste gamme de vins bio et de bières. Et pour parfaire l’ensemble, une librairie spécialisée dans les ouvrages culinaires ainsi qu’un espace «idées cadeaux».

Le 8e étage, baptisé La Place du Marché, a quant à lui été dévolu au frais. Comme une très grande halle qui regrouperait sous une même coupole viande, poisson, fruits et légumes, fromage, pâtisserie et pain. De quoi composer un repas complet mais aussi s’offrir une pause gourmande sur place puisque chaque artisan bénéficie de son propre coin dégustation. Soit 260 places assises, dont 70 réparties sur les terrasses qui enlacent le bâtiment, entre le boulevard Haussmann et la rue de Provence ».

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