Teva (Israël) paye le prix fort de sa stratégie désastreuse. Licenciements records.

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L’Israélien Teva, numéro un mondial des médicaments génériques qui connaît de très sérieux problèmes financiers, va présenter jeudi un plan de restructuration prévoyant des « milliers » de licenciements, a indiqué mercredi la radio publique israélienne.

Selon i24News : « Le chef de la puissante centrale syndicale Histadrout a annoncé une grève de plusieurs heures dimanche pour protester contre ces licenciements qu’il a qualifiés de « honteux ». Ce mouvement doit concerner l’ensemble du secteur public, les banques, la bourse, le trafic aérien, les transports routiers ainsi que tous les centres d’activité de Teva, a précisé Avi Nissenkorn.

Selon le quotidien économique israélien Calcalist, Teva a l’intention de réduire de « plus de 4.000 » ses effectifs, essentiellement aux Etats-Unis et en Israël, en raison du poids de sa dette, estimée à 35 milliards de dollars. Globes, un autre quotidien israélien, a affirmé que « 3.000 des 7.000 employés » de Teva en Israël seront licenciés.

« Teva va fermer et vendre son usine de Kiryat Shmona (nord), spécialisée dans les équipements médicaux, et réduire de 595 ses effectifs dans son quartier général de Petah Tikvah », près de Tel-Aviv, a ajouté Globes. « Toutes les opérations en recherche et développement à Netanya (au nord de Tel Aviv) vont cesser et d’autres activités vont être cédées », a poursuivi le quotidien. Aucun porte-parole du groupe n’a pu être joint par l’AFP. En août, Teva avait déjà annoncé la fermeture ou la cession de six usines cette année et neuf l’an prochain, et la réduction d’ici la fin 2017 d’environ 7.000 postes.

Les analystes avaient cependant estimé que ces mesures de restructuration seraient insuffisantes pour compenser les pressions de la concurrence dans le domaine des médicaments génériques. Teva, dont le titre a été divisé par six depuis deux ans, subit deux des principales conséquences d’une stratégie désastreuse, marquée l’an dernier par l’acquisition pour 40 milliards de dollars d’Actavis, la branche génériques de l’américain Allergan.

D’un côté, le marché des génériques ne s’est pas révélé aussi porteur que prévu aux Etats-Unis, forçant le groupe à inscrire une charge massive de 6 milliards de dollars au deuxième trimestre. De l’autre, sur le plan de ses propres brevets, l’entreprise n’a guère agi pour réduire sa dépendance au Copaxone, traitement de la sclérose en plaques, dont son concurrent Mylan va maintenant lancer une version générique. La Bourse avait toutefois bien accueilli l’arrivée le 1er novembre à la tête de Teva d’un nouveau PDG, le Danois Kare Schultz, après des mois de tergiversations ».

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