Jérusalem ONU. Extase totale pour Erdogan. Il hurle de joie.

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Washington assure que les dirigeants arabes agissent ainsi pour satisfaire leur opinion publique. A travers le monde arabo-musulman, les responsables turcs, iraniens et palestiniens se sont largement félicités du résultat du vote à l’Assemblée générale de l’ONU jeudi soir, adoptant une résolution contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. « Un NON au retentissement mondial (répondant) à l’intimidation acharnée du régime de Trump à l’ONU, » a tweeté le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif après le vote.
Revenir « sans délai » sur la décision US. Se réjouissant du « soutient écrasant » de la communauté internationale, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté jeudi son homologue américain Donald Trump à revenir « sans délai » sur cette décision contestée. « Nous accueillons avec un grand plaisir le soutien écrasant de l’Assemblée générale de l’ONU à une résolution historique sur Jérusalem », a déclaré M. Erdogan sur Twitter. « Nous attendons de l’administration Trump qu’elle revienne sans délai sur sa décision regrettable, dont l’illégalité a été clairement établie » lors de ce vote, a ajouté le chef de l’Etat turc.

Fervent défenseur de la cause palestinienne, M. Erdogan a vivement contribué à critiquer la décision de M. Trump de désigner la Ville sainte comme la capitale d’Israël. Avant le scrutin de jeudi soir, M. Erdogan avait dénoncé le comportement de M. Trump, l’accusant de vouloir « acheter » des voix après que celui-ci eut menacé de réduire les aides financières aux pays qui voteraient en faveur de la résolution. « Monsieur Trump, vous n’arriverez pas à acheter la volonté démocratique de la Turquie contre des dollars », avait notamment lancé le chef de l’Etat turc. Ce dossier a par ailleurs provoqué des frictions diplomatiques entre la Turquie et Israël, deux pays qui ont normalisé leurs relations l’an dernier après six années de froid.

« Un revers cinglant »

Du côté palestinien, l’ambassadeur palestinien à l’ONU Riyad Mansour a salué un « revers cinglant » pour les Etats-Unis. « Cela réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international », a par ailleurs estimé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Selon des sources diplomatiques, les Palestiniens espèrent que ce vote leur permettra de peser lors de la prochaine phase du processus de paix. Au sein de l’administration américaine, on se veut confiant. La décision sur Jérusalem n’aura in fine qu’un impact limité, assurent des hauts responsables, persuadés que les dirigeants du monde arabo-musulmans condamnent Washington pour satisfaire leur opinion publique, mais sont prêts à tourner la page.

Initialement attendue vers janvier, la présentation du plan de paix de Jared Kushner a dû être repoussée vers la fin du premier trimestre 2018, le temps de laisser retomber la poussière.

L’Assemblée générale de l’ONU a largement validé jeudi une résolution condamnant la reconnaissance par Washington, le 6 décembre, de Jérusalem comme capitale d’Israël. Sur les 193 pays membres de l’ONU, 128 ont voté pour cette résolution et neuf contre, 35 pays décidant de s’abstenir. Vingt-et-un pays n’ont pas pris part au vote. A l’Assemblée générale de l’ONU, aucun pays n’a de droit de veto et le texte a donc été largement adopté jeudi. Il affirme que toute décision sur le statut de Jérusalem « n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée ». Le texte souligne également que cet épineux statut doit faire partie d’un accord de paix final entre Israéliens et Palestiniens, ces derniers voulant établir à Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Source : i24News

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