Israël Live. Le King Bibi, menacé par les manifs à répétition? Non !

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Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis à Tel Aviv comme chaque samedi depuis de nombreuses semaines. Ils protestent contre la corruption alors que le Premier ministre israélien a été interrogé vendredi pour la 7ème fois dans le cadre de l’enquête « 1000 ». Benjamin Netanyahou est soupçonné d’avoir reçu illégalement des cadeaux de riches personnalités (i24News). Il est clair que ses manifestations n’ont pas encore déstabilisé Netanyahou. Selon Libération : « devant le hall de l’Indépendance, un contre-rassemblement de quelques dizaines de personnes pro-Netanyahou raillait ces «Ashkénazes gauchos buveurs de cappuccinos», qui ne représenteraient pas «le vrai peuple juif». »

DANS LIBERATION LA SEMAINE DERNIERE. « Après le succès de la manifestation du 2 décembre contre «la corruption» – et plus spécifiquement contre le gouvernement de Benyamin Nétanyahou –, l’opposition israélienne voulait enfoncer le clou avec un nouveau rassemblement de masse, samedi soir à Tel-Aviv. Certes, ils étaient à nouveau des milliers – 10 000 selon la presse israélienne – à s’étendre de la place Habima au très bourgeois boulevard Rothschild pour réclamer la démission du Premier ministre, mais bien moins nombreux que la semaine précédente.

«Jérusalem, c’est des conneries, c’est Trump qui file un coup de main à Bibi (le surnom de Nétanyahou, ndlr) pour détourner l’attention», tente de se persuader Asaf, un start-upper de 44 ans dans le cortège samedi soir. Le Likoud, le parti de Nétanyahou, a diffusé un communiqué acide condamnant «la gauche» (alors que le mouvement anticorruption se réclame apolitique), accusée de fomenter «la division» au moment où «la nation entière devrait se rallier derrière Jérusalem et présenter un front uni face au monde». Roy, 45 ans, ne veut pas entendre parler d’unité nationale. «Bibi est très bon pour changer le sujet de la discussion. Tout ce qui se passe au niveau domestique, il le noie avec les menaces sécuritaires et l’international, ça n’a rien de nouveau. Ce qui se passe dans la rue n’a rien à voir avec Jérusalem. C’est génial que notre capitale soit enfin reconnue, même si ça va nous causer un peu de souci. Mais ce soir, on est assez nombreux pour dire qu’on n’oublie pas la corruption.»

Parmi les nouveautés dans le cortège, on remarque de nombreuses pancartes en anglais, peut-être pour faciliter la médiatisation du mouvement à l’étranger. Plusieurs manifestants brandissent le slogan «Lock’em up», qui détourne le cri de ralliement des pro-Trump appelant à «enfermer» Hillary Clinton, cette fois-ci visant le «Crime Minister» (jeu de mots autour de «Prime Minister») et le député David Bitan, chef de file de la coalition entre la droite et les ultranationalistes à la Knesset ».

 

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