Faire la bise au travail. Les israéliens ont du mal a comprendre les Français.

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IsraelValley a reçu un mail assez bizarre. Un jeune startupiste israélien qui doit s’installer dans la Station F (un méga-incubateur) à Paris nous interroge : faut-il faire la bise à mes collègues le matin? Notre réponse, « Lisez ci-dessous ce que la presse française en dit » :

Dans 20minutes.fr : « La bise au travail est une pratique très française, qui n’existe pas dans de nombreux pays. Bien sûr, il n’y a aucune règle juridique en la matière mais plutôt des mœurs selon le secteur d’activité ou des habitudes selon les entreprises », explique Bernard Vivier. Le directeur de l’Institut supérieur du travail rapproche cette pratique du tutoiement : « Il est question de la distance qu’on met avec son collègue ou son chef. La société tend depuis quelques années à effacer les conventions, à développer les signes de familiarités. La frontière entre la vie professionnelle et la vie privée ne s’estompe pas seulement dans l’organisation du travail, mais aussi dans les mœurs. Faire la bise ou tutoyer, c’est manifester un rapprochement, un lien de proximité ».

Bise, poignée de mains, ou simple sourire ? La question vous trotte peut-être dans la tête en arrivant au bureau le matin. Aude Picard-Wolff, maire de la commune de Morette (Isère), a récemment envoyé un mail à ses collègues de la communauté de communes de Saint-Marcellin Vercors Isère pour confesser « sa gêne face à une habitude » : devoir faire « la bise à tout le monde » dans le cadre de son mandat. L’élue avoue même être arrivée en retard à plusieurs reprises au conseil communautaire pour éviter les bécots.

« J’espère que ma démarche contribuera à faire réfléchir, pour que chacun se sente plus libre de faire ou pas la bise dans le cadre de son mandat d’élu, de sa profession, ou dans toute autre situation », explique-t-elle au Dauphiné. Derrière l’anecdote, une pratique pas toujours appréciée. Interrogés par 20 Minutes, de nombreux internautes confient eux aussi vouloir en finir avec cette « politesse » matinale.

« Je déteste devoir embrasser des gens qui ne me sont rien, que je connais à peine »

« Sentir un visage gras ou rempli de boutons, non merci. Un coucou de loin, c’est suffisant », avance Salima. « C’est une pratique d’un autre âge, pas hygiénique, chiante au possible et dont je cherche encore la symbolique. Heureusement, dans ma région on les limite à 2 », témoigne Agamemnon21. « La bise devrait être réservée aux moments importants de la vie ou pour exprimer de la tendresse envers ses proches. La distribuer à 20 ou 30 demi-inconnus le matin, c’est vraiment la galvauder », abonde Anthony.

Plusieurs témoignages insistent sur le temps perdu. « Cette convention sociale est plutôt lourde, notamment au travail lorsqu’il « faut » faire le tour des bureaux pour dire bonjour. Un simple signe de la main devrait suffire », note ainsi Shikuka. « Nos voisins du Canada trouvent ça absolument inutile, chronophage, parfois gênant et je partage leur opinion. D’autant que le choix d’une bise à certains collègues peut devenir une source de conflit ».

« Pour ma part, je trouve cette nouvelle manie ridicule… Je trouve cette manifestation d’amour logique avec les très proches, mais l’étendre à la grande majorité de ses « relations » me paraît dénaturer totalement ce geste d’affection », raconte VieilleEcolePrimaire. Véro dénonce, elle, « le bal des hypocrites de ceux qui te lèchent la pomme le matin et te dénigrent dès que tu as le dos tourné… »

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