Le chiffre : 7 % des jobs du secteur public aux ultra-orthodoxes en Israël.

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Le cabinet du Gouvernement israélien a décidé d’allouer au moins 7 % de tous les emplois du secteur public en Israël à la communauté ultra-orthodoxe, espérant stimuler le taux d’activité au sein des haredim [juifs ultra-orthodoxes]. Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, chef du parti ultra-orthodoxe Shas (1) , a indiqué : « Aujourd’hui, nous avons pris une initiative historique au gouvernement et approuvé une décision spectaculaire qui affectera les vies de milliers d’ultra-orthodoxes doués dans leurs études qui se sont trouvés jusqu’à présent dans l’incapacité d’intégrer le marché du travail. A partir de maintenant, ce sera plus facile pour eux et meilleur pour l’économie israélienne ».

Le député Uri Maklev du parti YaHadout HaTorah a salué cette décision. « Dorénavant, les travailleurs ultra-orthodoxes ne resteront pas en bas de la liste », a-t-il dit, « pour bénéficier des droits qu’ils méritent et d’une représentation proportionnelle parmi les employés du gouvernement et du secteur public », a rapporté l’agence Walla. (http://fr.timesofisrael.com)

(1) Le programme politique du Shass est essentiellement social. Il insiste sur la sauvegarde des services sociaux et au fonctionnement des Yeshivot. Il souhaite réduire le chômage et encourager les employeurs à créer de nouveaux emplois. Shass souhaite apporter une aide particulière aux femmes ou à toute personne par l’octroi d’aide aux entreprises pour leur promotion professionnelle. Shass projette d’établir une charte sociale et économique afin de créer sur le marché un dénominateur commun.

Au niveau constitutionnel, le Shass se base sur le principe selon lequel l’État d’Israël est l’État du peuple juif. Ainsi, Shass veille au respect de l’identité juive dans toutes ses décisions, et refuse l’instauration d’un État laïc, et du mariage civil. Shass n’appelle cependant pas à la création d’un État théocratique mais à un État doté d’une « âme juive » conservant son appartenance juive même dans sa législation.

L’adhésion au sionisme, historiquement très réservé comme chez tous les haredim, n’a cessé de se renforcer, jusqu’à l’annonce en 2010 de la volonté d’adhérer à l’Organisation sioniste mondiale. À cette occasion, un représentant du Shass, Yaakov Margi, a déclaré « nous nous définissons comme un parti sioniste, en tant que Juifs pratiquants qui aiment Israël ».

Concernant le rapport aux Palestiniens, le Shass est ambivalent. En effet, la loi religieuse lui impose de lutter pour le maintien de l’ensemble de la terre d’Israël sous souveraineté juive. Elle lui permet cependant d’appuyer des concessions territoriales si ces dernières permettent de sauver des vies. Dans la pratique, le Shass a été relativement fluctuant, soutenant selon les époques le Likoud ou le parti travailliste en fonction des avantages financiers qu’il retire de sa participation a une coalition gouvernementale.

Le Shass est formellement opposé à la construction et à l’habitation de colonies d’implantations juives dans les territoires conquis lors de la Guerre des Six Jours, hormis dans Jérusalem-Est mais il est opposé à l’établissement d’un État palestinien.

 

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