Netanyahu (voix ferme) à Macron : « Paris est la capitale de la France. Jérusalem est la capitale d’Israël ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait la déclaration suivante lors d’une conférence de presse conjointe à Paris (Début décembre 2017) avec le Président Français Emmanuel Macron (1) : « Paris est la capitale de la France. Jérusalem est la capitale d’Israël. C’est la capitale d’Israël depuis 3000 ans. C’est la capitale de l’Etat juif depuis 70 ans. Nous respectons votre histoire et vos choix, et nous savons qu’en tant qu’amis, vous respectez les nôtres. Je pense que c’est aussi essentiel pour la paix. Je pense que la paix exige d’être construite sur les fondations de la vérité, sur les faits du passé et sur le présent.
C’est le seul moyen de construire un avenir pluraliste et prospère. Il y a un effort, continuellement dans les forums de l’ONU, l’UNESCO et ailleurs pour nier le lien millénaire du peuple juif à Jérusalem. C’est absurde. Vous pouvez le lire dans un très beau livre, ça s’appelle la Bible. Vous pouvez le lire après la Bible. Vous pouvez l’entendre dans l’histoire des communautés juives de notre diaspora, ‘L’année prochaine à Jérusalem, l’année prochaine à Jérusalem.’ Où est la capitale d’Israël ailleurs qu’à Jérusalem ? Où est notre Knesset, notre parlement ? Où est notre cour suprême, le siège de notre gouvernement, le bureau du premier ministre, le bureau du président ? Ce n’est pas à Beer Sheva, ce n’est pas à Ashdod. Ce sont des villes merveilleuses, mais c’est à Jérusalem. Ça a toujours été notre capitale. Et Jérusalem n’a jamais été la capitale d’aucun autre peuple. Je pense que plus tôt les Palestiniens accepteront cette réalité, plus tôt nous avancerons vers la paix.
C’est pourquoi je pense que l’annonce du président Trump était si historique et si importante pour la paix. En quête de la paix, les États-Unis déploient de sérieux efforts. Et tout ce que je peux dire, comme je l’ai dit au Président Macron, je pense, si vous le voulez bien, que nous devrions donner une chance à la paix, en apportant des choses à la vérité historique, en ouvrant la possibilité de nouvelles négociations. Initiatives renouvelées.
Maintenant, la paix exige non seulement que vous reconnaissiez la réalité, mais aussi que nous combattions l’agression. Le président Macron et moi sommes d’accord sur le fait que nous devons mettre fin à la principale source d’agression au Moyen-Orient qu’est l’Iran. L’Iran est partout. En Irak, en Syrie, au Liban déjà depuis longtemps, où le président essaie de changer valablement la situation, en prenant une véritable initiative que nous apprécions et soutenons. L’Iran est à Gaza, au Yémen. Nous devons faire ce que nous pouvons pour stopper l’Iran.
Ce que l’Iran essaie de faire en ce qui concerne Israël, en dehors du fait qu’il appelle ouvertement à notre anéantissement, c’est deux nouvelles choses.
La première est de se retrancher militairement avec des forces terrestres, aériennes et navales en Syrie, dans le but déclaré de combattre et de détruire Israël. Nous ne tolérerons pas cela. Nous renforcerons chacune de nos paroles par des actes.
La deuxième chose que l’Iran essaie de faire est de mettre à l’intérieur du Liban des missiles
qui changent la donne, des missiles guidés de précision, de fabriquer et d’ajouter plus de 100.000 missiles et roquettes, pour ajouter des munitions guidées de précision, des milliers de ces armes, ce qui représente un réel danger pour Israël, ses villes et ses habitants. Nous ne tolérerons pas cela non plus.

Nous nous tournons vers des dirigeants responsables et des dirigeants importants comme vous, cher président Macron, pour nous aider à faire reculer tout risque d’agression, pour nous aider à donner une chance à la paix. Pas seulement avec nos voisins palestiniens mais dans l’ensemble de la région.

Dans l’ensemble de la région, il y a eu un changement, car beaucoup de pays arabes reconnaissent qu’Israël n’est pas leur ennemi mais leur allié indispensable pour combattre les deux sources de l’Islam militant et sa terreur : les Sunnites dirigés par Daesh, et les Chiites militants dirigés par l’Iran. Il y a là une bénédiction, parce que cela pourrait aider à ouvrir la voie à une paix ultime entre nous et nos voisins palestiniens comme entre nous et le reste du monde arabe.

Je n’abandonne surtout pas le peuple iranien. Je leur parle périodiquement. Et je sais qu’ils souhaitent voir un changement aussi. Mais ce sera plus loin dans le futur. Aujourd’hui, notre travail consiste à prévenir toute agression et à donner à la paix toute la chance qu’elle mérite ».

Source : 10 décembre 2017 / Déclaration du Premier ministre Netanyahu lors d’une conférence de presse conjointe avec le Président Français Macron

(Communiqué par le conseiller aux médias du premier ministre).

Les Articles Les Plus Lus

Leave A Comment

INSCRIVEZ-VOUS A NOTRE NEWSLETTER

Pour recevoir les meilleurs articles d'Israelvalley directement sur votre boîte mail, remplissez le formulaire ci-dessous :