LGBT. Pour les Fêtes, Tel-Aviv attire des visiteurs du monde entier. Night clubs, DJ, bars, hôtels…

Le marketing touristique de la ville de Tel-Aviv ne s’arrête jamais. De nombreux Tours Operators européens, sous l’impulsion de la ville, vendent pour Noël et la Saint-Sylvestre la destination  « Tel-Aviv Gay ». En 2016, 35.000 étrangers se soient rendus à Tel Aviv pour célébrer la Gay Pride. Combien de gays seront là pour cet hiver? Très nombreux…

Selon (1) : « L’idée a émergé après la la gentrification de Tel Aviv. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la ville se transforme. Originellement terne, administrative, elle devient attractive grâce à ses logements libres, son bord de mer, sa vie artistique et intellectuelle qui émerge.

De nombreux gays s’y installent alors, et une communauté apparaît. Pendant les années 2000, la ville connaît une croissance économique forte, grâce aux privatisations du gouvernement de droite et au développement de la haute technologie –qui bénéficie du soutien de l’armée israélienne, friande d’innovations. «Progressivement, une classe urbaine moderne est apparue à Tel Aviv. Cela a permis une meilleure visibilité de la communauté gay. Il y a eu une montée en puissance des lieux de sociabilité LGBT, alors qu’auparavant l’homosexualité restait cachée», détaille l’auteur.

Ce développement va de pair avec l’apparition de lieux branchés (bars, hôtels, restaurants, boîtes de nuits…) –notamment LGBT– et d’institutions culturelles accroissant l’attractivité internationale de la ville. «Israël est le seul pays de la région qui soit perçu comme “safe” pour les homosexuels, avec ses quartiers et ses lieux gay-friendly. Il y aussi une mythologie gay autour d’Israël, par exemple la ville biblique de Sodome, que l’on situe à proximité de la mer Morte. Pour les touristes homosexuels, Tel Aviv est considérée comme plus sûre que d’autres villes de la région (par exemple Beyrouth), tout en étant moins chère que d’autres destinations prisées des gays, comme le Brésil», détaille d’ailleurs Frédéric Martel, chercheur, journaliste pour Slate et auteur de Global Gay – La longue marche des homosexuels (Flammarion, juin 2017) ». (1) slate.fr / Antoine Hasday

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