Jérusalem au futur. Vision, réalité virtuelle, intelligence, traitement d’images.

SPECIAL JERUSALEM CAPITALE D’ISRAËL. « L’année 2012 a constitué un tournant : beaucoup de Hiérosolymitains sont revenus, une communauté d’entrepreneurs ultra-motivés s’est mise en place et l’écosystème a commencé à capitaliser sur ses deux principaux avantages concurrentiels : des institutions académiques de premier plan; une municipalité très favorable aux entrepreneurs « , rappelle Roy Munin, lui-même passé par les rangs de Siftech, le premier accélérateur de la ville créé voilà quatre ans par une association d’étudiants de l’Université hébraïque.

Cofondateur de l’organisme à but non lucratif Made in JLM, chargé de promouvoir l’écosystème, ce jeune diplômé de neurosciences au look hipster passe le plus clair de son temps à faire le pitch de Jérusalem : Amazon, Airbnb ou Twitter font partie de ses prospects… Il oeuvre aussi comme « community manager » chez OrCam, une autre pépite fondée par les créateurs de… Mobileye, qui a inventé un assistant personnel pour les malvoyants. De fait, Roy Munin assure que la ville est en train de devenir une référence mondiale dans des créneaux très porteurs comme la vision informatique, la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle ou le traitement d’images.

Un engouement partagé au sein du village high-tech de Guivat Ram, l’un des quatre campus de l’Université hébraïque abritant les départements scientifiques. Hébergée dans d’anciens bâtiments de la résidence universitaire séparés par des jardins verdoyants, la start-up Lightricks, qui affiche 70 salariés et un tour de table de 10 millions de dollars, moins de quatre ans après sa création, dégage un optimisme sans borne. Fondée par cinq doctorants de « Hebrew U », la jeune pousse est parvenue à développer des algorithmes ultra-performants, pour créer Facetune et Enlight, deux applis de retouche photo pour smartphone plébiscitées sur les réseaux sociaux. « Cette localisation offre de nombreux avantages, reconnaît Yaron Inger, son directeur technologique, comme, par exemple, la possibilité d’attirer les meilleurs ingénieurs du campus ainsi que les designers les plus talentueux du pays, formés tout près d’ici, à l’académie des beaux-arts de Bezalel. » Ou encore le fait de pouvoir bénéficier d’un impôt réduit à 9 % pour les sociétés dégageant des revenus, contre 12 % dans le centre du pays.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/28/06/2017/LesEchos/22475-055-ECH_face-a-tel-aviv–jerusalem-se-reve-en-capitale-high-tech.htm#Ts7R6P2myXg8wvxT.99

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