Jérusalem comme capitale d’Israël. On s’en doutait : la Turquie est contre.

La Turquie a mis en garde contre une reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël, estimant qu’une telle mesure provoquerait « une grande catastrophe ». Donald Trump annoncera ce mercredi qu’il reconnaît Jérusalem comme la capitale d’Israël, à rebours de décennies de prudence américaine sur ce dossier et en dépit des mises en garde des dirigeants de la région qui redoutent une flambée de violence.

« Le 6 décembre 2017, le président Trump reconnaîtra Jérusalem comme la capitale d’Israël », a indiqué un responsable de l’administration sous couvert d’anonymat, mettant en avant la « reconnaissance d’une réalité » à la fois historique et contemporaine.

Selon (1) : « Modifier le statut « historique » de Jérusalem entraînerait « une grande catastrophe » et « mettrait fin au processus de paix », a déclaré le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag lors d’une conférence de presse.

Une telle décision par l’administration américaine « ouvrirait la voie à de nouveaux affrontements, à de nouvelles disputes, à davantage d’instabilité dans la région, à des événements imprévisibles », a-t-il dit.

« Cette mesure n’aurait aucun avantage pour Israël, aucun avantage pour d’autres pays ou pour la région. Prendre cette mesure qui n’a rien d’avantageux ne servirait à rien d’autre qu’à risquer d’entraîner la région sur la voie d’une nouvelle catastrophe », a insisté M. Bozdag.

Lors d’un forum organisé à Washington, Jared Kushner, gendre et proche conseiller du président américain, a annoncé que Donald Trump mettait la dernière main à sa décision sur un éventuel déménagement de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv vers Jérusalem.

Théoriquement, selon le département d’Etat américain, M. Trump doit décider s’il renouvelle -comme l’ont fait chaque six mois tous ses prédécesseurs et lui-même en juin – une clause dérogatoire à la loi qui impose, depuis 1995, d’installer l’ambassade à Jérusalem. Ou alors s’il donne son feu vert à ce déménagement, comme il l’a promis durant sa campagne.

Israël considère la Ville sainte comme sa capitale « éternelle et réunifiée », mais les Palestiniens estiment que Jérusalem-Est doit être la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Lors d’un entretien téléphonique dimanche avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas, le président turc Recep Tayyip Erdogan a insisté sur la nécessité de la création d’un Etat palestinien indépendant « avec Jérusalem-Est comme capitale ». »

(1) i24News.

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