Mort de Liliane Bettencourt. Des donations à Israël. Ses petits-enfants sont juifs.

Tel-Aviv (Daniel Rouach). J’ai publié avec Béatrice Collin (Professeur ESCP Europe) un livre sur L’Oréal aux éditions Pearson. Lors de la préparation du livre, j’ai rencontré des grands leaders de L’Oréal qui formaient la garde rapprochée de Liliane Bettencourt qui vient de mourir (des informations « Off » resteront pour notre part à jamais strictement confidentielles).

Des langues vont se délier car même les anciens de L’Oréal ont une obligation de réserve. Tous les patrons du Groupe respectaient pour son professionnalisme Liliane Bettencourt qui était toujours très impliquée dans les orientations stratégiques de L’Oréal. Dans un cadre public j’ai rencontré plusieurs fois la milliardaire.

Quelques point à noter, pour ceux qui sont tentés de salir sa mémoire surtout sur les thèmes de l’antisémitisme. Liliane Bettencourt a de nombreuses fois participé à des soirées en l’honneur d’Universités israéliennes. En sa présence, j’ai été invité à une inoubliable soirée de l’Université de Tel-Aviv (un amphithéâtre porte le nom de L’Oréal sur le campus de Tel-Aviv). Sa fille l’accompagnait. Les montants des dons, certainement importants, n’ont jamais été révélés.

Liliane Bettencourt n’a jamais montré de marques d’antisémitisme (son majordome, qui l’avait enregistré à son insu, a prouvé qu’aucune marque d’antisionisme n’ai jamais été prononcé par la milliardaire). Ces petits-enfants sont bien juifs. Sa fille, mariée avec le petit-fils du rabbin Robert Meyers, a été convertie à Paris à la Synagogue Copernic (libérale) dans les règles de l’art.

ISRAELVALLEY PLUS.

(1) Il est prouvé par de nombreux travaux de recherche que le père et le mari de Liliane Bettencourt ont été, durant une grande partie de leur vie, des antisémites militants.

(2) Dans L’Express : « Dans Le Modèle L’Oréal » (Pearson Editions), Béatrice Collin et Daniel Rouach ont décortiqué L’Oréal. Ces deux professeurs à l’ESCP-Europe rappellent LA botte secrète du géant mondial des cosmétiques, son fabuleux effort en R&D (20.000 brevets !) et sa redoutable politique de veille technologique et concurrentielle.

Ils décortiquent aussi la stratégie développée par Owen-Jones de « Compétition Management » en externe mais aussi surtout en interne. La compétition est au coeur de l’organisation de l’Oréal et de son fonctionnement. La culture de l’entreprise pousse les marques à se challenger les unes les autres. La concurrence est encore au coeur de tous les projets. Une salle de conférence est même dédiée à la confrontation au siège de l’Oréal, à Clichy, en proche banlieue parisienne !  Les auteurs insistent aussi sur la métamorphose managériale de l’Oréal sous le règne de OJ : « L’autre est intégré au coeur du système. Au début des années 1980, 70% des managers étaient français. Au début des années 1990, 70% des managers sont étrangers« .

(3). L’Oréal Israël, la filiale du groupe en Israël, exploite une usine située dans la ville israélienne de Migdal Ha’emek, en basse Galilée. L’Oréal Israël fabrique une ligne de produits utilisant des minéraux de la Mer Morte, baptisée « Natural Sea Beauty », qui est exportée vers 22 pays.

L’Oréal récompensa d’un prix de 100 000 dollars, pour « l’ensemble de sa carrière », un scientifique de l’Israël Weizmann Institute of Science. Le président de L’Oréal Israël est Gad Proper, par ailleurs président fondateur de la Chambre de Commerce Israël-U.E., également très investi dans la promotion du commerce entre Israël et l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La France a reconnu le rôle important joué par les activités israéliennes de L’Oréal dans le développement global du groupe, en honorant Propper de la distinction civile la plus importante du pays, la Légion d’Honneur. « Cette distinction reconnaît la contribution de Propper à la success story » du groupe L’Oréal, ainsi que le rapporte le Jerusalem Post.

En 1994, L’Oréal acheta 30 % des parts de la compagnie de Proper, Interbeauty, à partir de laquelle fut créée L’Oréal Israël. Depuis, Israël est devenu le siège commercial de L’Oréal pour l’ensemble du Moyen-Orient.

En 1995, L’Oréal accepta de payer 1,4 million de dollars au gouvernement des Etats-Unis pour s’acquitter de l’accusation de coopération avec la Ligue Arabe porteuse d’un appel officiel au boycott d’Israël. Le groupe était accusé d’avoir fourni, dans les années 80, des informations relatives aux liens de ses filiales des USA avec Israël. L’ex- Président de L’Oréal, Lindsay Owen-Jones, s’excusa des agissements du groupe, dans une lettre au lobby pro-israélien Anti Defamation League (ADL), basé aux Etats-Unis. Owen-Jones remercia l’ADL « pour son soutien aux affaires de L’Oréal et à ses activités au service de la communauté en Israël », et assura l’ADL que « sa vision du long terme était un encouragement pour L’Oréal et les autres entreprises déjà présentes en Israël, pour développer encore davantage leurs investissements ».

(4). UNE BIO-EXPRESS. Liliane Bettencourt née Liliane Schueller le dans le 7e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une femme d’affaires française, fille unique et héritière d’Eugène Schueller, fondateur de la Société française de teintures inoffensives pour cheveux devenue depuis le groupe L’Oréal, et de Louise Doncieux, femme d’affaires. Veuve de l’ancien ministre André Bettencourt, elle est la première actionnaire du groupe L’Oréal. Elle est en 2016, d’après le magazine Forbes, la femme la plus fortunée du monde, et la 11e personne la plus riche du mondeavec une fortune estimée à 36,1 milliards de dollars américains.

 Liliane Henriette Charlotte Schueller est la fille d’Eugène Schueller, le fondateur du groupe L’Oréal. Elle se marie le à Vallauris avec André Bettencourt, dirigeant du groupe L’Oréal et homme politique français. Elle a une fille, Françoise Bettencourt Meyers, née le , d’où deux petits-enfants : Jean-Victor Meyers (né en 1986) et Nicolas Meyers (né en 1988).

Stagiaire chez L’Oréal dès 1937, elle en hérite au décès de son père en 1957. Avec son mari, elle crée le la Fondation Bettencourt Schueller, dédiée au mécénat dans les domaines de la recherche médicale, de la culture et de l’humanitaire. Liliane Bettencourt réside à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), depuis plusieurs années. Elle perd son mari en 2007 et les années qui suivent sont marquées par deux affaires judiciaires, largement reprises par la presse et qui amènent Liliane Bettencourt à s’exprimer publiquement sur les affaires Banier-Bettencourt et Woerth-Bettencourt. Elle décède à son domicile de Neuilly sur Seine dans la nuit du 20 au 21 septembre 2017.

Liliane Bettencourt hérite du groupe L’Oréal au décès de son père, en 1957. Pendant la campagne présidentielle de 1974, en prévision d’une éventuelle nationalisation du groupe L’Oréal, la famille Bettencourt réalise un échange d’actions avec Nestlé. La famille Bettencourt détient depuis cette date 4 % du capital de Nestlé. Le capital du groupe L’Oréal est quant à lui détenu à 53,85 % (soit 364 042 900 actions) par Gesparal, une holding dont la famille Bettencourt-Meyers détient 51 % et Nestlé 49 % des parts. Gesparal possède en outre 71,66 % des droits de votes au sein du groupe L’Oréal. Depuis 2004, les participations de la famille Bettencourt sont logées dans la société Téthys, dont Liliane Bettencourt est la gérante. Ces actions ont fait l’objet en 1992 d’une donation en nue-propriété de la part de Liliane Bettencourt à sa fille (deux tiers) et à ses deux petits-fils (un tiers), Liliane Bettencourt bénéficiant de l’usufruit (les dividendes) et se réservant les droits de vote au sein du conseil d’administration de L’Oréal.

Fondation et donations

Avec son époux, elle crée le 22 décembre 1987 la Fondation Bettencourt Schueller, dédiée au mécénat. Cette fondation finance notamment une ONGI de lutte contre le sida, Solthis, ce qui a valu à Liliane Bettencourt la Légion d’honneur (promotion Santé). Le 11 février 2010, elle lègue à cette fondation la somme de 552 millions d’euros. Il s’agit de la plus importante donation privée en France, qui permettra la construction d’un centre de recherche médicale.

Depuis 2006, une chaire annuelle porte son nom au Collège de France sur le thème de l’innovation technologique. En mai 2011, Liliane Bettencourt a fait une donation de 10 millions d’euros à l’Institut de France.

Un commentaire

  1. roberto 22 septembre 2017 at 15 h 39 min - Reply

    L’auteur de l’article est un peu court.
    Mme Bettencourt etait la fille et l’epouse de deux antisemites notoires et actifs.
    Son epoux entrat dans la resistance en 43 lorsqu’il sentit le vent tourner…….(comme beaucoup) et oeuvra pour sortir son futur beau -pere des trubunaux de l’epuration.
    Ils etaient tous deux menbres de « La Cagoule » organisation antisemite notoire (entre autre) et Mr Bettencourt ecrivait dans « La terre francaise » torchon antisemite.
    L’auteur de l’article retient de tout ca que Mme Bettencourt etait une donatrice,comme le disait son ex-comptable : « elle arrosait large »………

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