Israël a le droit de ne plus laisser entrer des boycotteurs.

Tribune de Dani DAYAN, Consul Général d’Israël à New York, été 2017.

Michael SAVAGE, un animateur radio d’extrême droite, et Erich GLEIBE – de l’Alliance nationale, et Mike GUZOVSKY, un adepte de Meir KAHANE, ont tous deux été empêchés d’entrer en Grande-Bretagne, ce modèle de démocratie, au motif qu’ils avaient « adopté un comportement inacceptable en justifiant la violence terroriste … et en favorisant la haine raciale ». Le prédicateur islamique Yunis AL ASTAL, la personnalité de la télévision anti-occidentale Safwat HIJAZI, et l’extrémiste pakistanais Nasr JAVED ont également reçu les mêmes interdictions pour des raisons similaires.

En mars, les Pays-Bas – dont la légitimité démocratique est incontestable – empêchèrent Mevlüt ÇAVUSOGLU d’entrer sur leur territoire, au motif qu’il était venu en Hollande pour défendre un agenda politique que le gouvernement néerlandais trouvait à juste titre répugnant. Luke ANGEL, un adolescent britannique qui, dans un état d’ébriété, avait envoyé un courrier injurieux au Président Barack OBAMA, a été interdit à vie d’entrée aux États-Unis. La « disposition d’exclusion idéologique » de la loi du Patriot Act des États-Unis – en vigueur sous l’administration OBAMA – a été citée comme motif de refus d’entrée à des militants islamistes radicaux.

Mais, comme à tant d’occasions, les mêmes mesures largement considérées comme raisonnables et légitimes lorsqu’elles sont prises par un autre pays sont soudainement condamnées et vilipendées lorsqu’elles sont prises par Israël. Si même un détecteur de métal devient une « provocation inconsidérée », lorsque c’est un Israélien qui l’installe, quel espoir existe-t-il pour quelque chose de plus vigoureux? C’est un principe établi par les démocraties dans le monde que le droit de leurs citoyens à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion n’entraîne pas le droit pour des agents étrangers d’entrer dans le pays dans le but de contester sa légitimité et de saper son existence. Israël ne doit pas être une exception en ce sens.

Certains dirigeants clés des organisations de boycott contre Israël (la politique de déni d’entrée ne s’appliquant évidemment pas à toutes les personnes qui auraient exprimé leur soutien pour ce mouvement) satisfont parfaitement la description de l’« adoption d’un comportement inacceptable en justifiant la violence terroriste … et en favorisant la haine raciale ».

L’exemple le plus probant de la « justification de la violence terroriste » par cette organisation de boycott serait sans doute celui de l’invitation de Rasmah ODEH, terroriste condamnée pour meurtre [qui vient de perdre sa citoyenneté américaine] en qualité d’intervenant principal au sein d’un colloque organisé par  l’organisation Jewish Voice for Peace (JVP, équivalent de l’Union Juive Française pour la paix) qui soutient le boycott.

Quant à la provocation à la violence : la haine viscérale attisée par les manifestations de boycott contre Israël dément leur désaveu de la violence, le rendant insincère. Mais le plus important encore reste le principe fondamental de ce mouvement rempli de haine – qui appelle à l’éradication de l’État juif. Anuar MAJLUF, un dirigeant chilien du mouvement de boycott anti-israélien dont l’entrée en Israël a récemment été refusée, a publié une vidéo faisant référence à Israël comme “territoires palestiniens occupés en 1948” et exigeant que cette “occupation” se termine. L’état-nation du peuple juif est là pour rester. Et si c’est votre souhait de le détruire qui vous pousse à vouloir entrer dans notre pays – vous pouvez tout aussi bien rester chez vous

Signature de l’article : l’Ambassadeur Dani DAYAN, Consul Général d’Israël à New York.

Article original en anglais: http://forward.com/opinion/israel/378282/actually-israel-is-right-not-to-let-in-supporters-of-bds-heres-why/

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