Trois fois plus de haredim dans l’éducation supérieure en Israël en 6 ans.

Un article exclusif de Ilan Brajzblat pour IsraelValley.

C’est un chiffre que révèle l’institut Taub, qui y consacre un chapitre spécial de son rapport annuel sur la situation socio-économique d’Israël. Entre 2008 et 2014 le nombre de Haredim en début de cursus dans l’éducation supérieure en Israël est passe de 1122 à 3227 dont deux tiers de femmes. Cette augmentation est marquante pour une population parmi les plus pauvres du pays.

Le groupe socio-économique des ultraorthodoxes, également appelés haredim, représente 11% de la population israélienne. C’est le groupe avec la plus forte croissance démographique du pays et selon un rapport publie en 2012 par l’office israélien des statistiques, leur nombre pourrait dépasser celui des arabes israéliens, autre population parmi les plus pauvres du pays, dans les 40 années à venir.

L’intégration des ultraorthodoxes dans la force de travail israélienne pourrait donc avoir un impact énorme sur la pauvreté d’une part et fournir une main d’œuvre nécessaire pour des secteurs clés de l’économie comme le high tech, actuellement en pénurie de travailleurs diplômés.

Depuis plusieurs années déjà l’armée israélienne propose aux jeunes issus du milieu ultraorthodoxe désireux de s’engager des programmes adaptés à leur mode de vie dans des unités combattantes mais aussi technologiques et de renseignements, entre autres dans la prestigieuse unité 8200. De même des formations spécialement conçues leur sont dédiées et un monde entrepreneurial se développe au sein du monde ultraorthodoxe, a l’image du fonds KamaTech qui finance plus de 500 start ups fondées par des haredim.

Malgré cette progression encourageante le rapport vient noter que les jeunes religieux sont encore loin de participer à la vie économique du pays à la hauteur de leur potentiel. Même s’il s’agit d’une population de qualité, une mauvaise préparation pré-universitaire due à l’absence d’un socle commun d’éducation nationale crée un fort taux d’abandon au cours des études. De plus, les études supérieures ne concernent encore que 8% des hommes et 15% des femmes en cours d’études ou diplômés, soit des chiffres encore loin de ceux des autres franges de la population. Il reste donc un grand potentiel à développer au sein de cette population qui pourra grandement influencer le shema socio-économique d’Israël a moyen-long terme.

 

 

 

 

 

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