Législatives. Emmanuel Macron grand vainqueur. Habib, réélu en Israël.

Emmanuel Macron a obtenu dimanche une des plus larges majorités parlementaires de la Ve République à l’occasion du second tour des élections législatives. Selon les estimations de plusieurs instituts, la République en marche (REM) et son allié du MoDem s’adjugent autour de 360 sièges, très largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges.

Meyer Habib a été réélu dans la 8ème circonscription. Sa victoire est très claire. Son adversaire a été littéralement écrasée par une campagne d’une rare violence sur les réseaux sociaux en Israël. Le premier ministre israélien a, au travers de vidéos, utilisé son pouvoir pour contrer les opposants à son « ami » Habib.

Meyer habib, en hébreu : מאיר חביב, né le à Paris, est un dirigeant d’entreprise, responsable associatif et homme politique francoisraélien.

Directeur général du groupe Vendôme à Paris, spécialiste de joaillerie, il est, depuis le 9 juin 2013, le député de la Huitième circonscription des Français établis hors de France. Député centriste en France, il est proche de la droite radicale israélienne.

Issu d’une famille d’origine italo-tunisienne, Meyer Habib grandit dans le 19e arrondissement de Paris. Il reçoit une éducation juive traditionnelle et fut très influencé par son père, Emmanuel Habib, qui a fondé la première société de fabrication de vins cashers, « Habib frères », à la fin des années 1950, et son oncle, Elie Lolo Habib, très investi dans l’action sociale en faveur de la jeunesse, notamment dans le cadre de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et en l’honneur de qui fut fondée l’association Ahavat Hayeled, qui apporte un soutien aux enfants (centre de vacances et aides scolaires). En Tunisie, son père, proche de Menahem Begin, a été un militant actif de la droite sioniste.

Il effectue sa scolarité à l’école Lucien De Hirsch puis au lycée Yabné.

Après un baccalauréat scientifique, il part faire ses études en Israël. Il intègre après une classe préparatoire dans le prestigieux Institut israélien de technologie Technion de Haïfa où il obtient un diplôme d’ingénieur en génie industriel.

Carrière professionnelle

À l’issue de ses études au Technion, Meyer Habib se lance dans la vie professionnelle. Il devient rapidement directeur général adjoint de la marque Citizen . Il crée la marque Citi Or dans les années 1990. Meyer Habib dirige aujourd’hui le Groupe Vendôme, société de joaillerie de luxe.

Engagements associatifs

Jeune militant, Meyer Habib s’engage à l’adolescence, sur les traces de son père, ami de Menahem Begin, dans le mouvement de jeunesse sioniste radical Betar. Sioniste, il devient un fervent militant de la communauté juive. Il prend part à de nombreuses actions contre le racisme et l’antisémitisme, notamment contre des organisations d’extrême-droite à la fin des années 1980.

Son engagement militant et associatif le pousse à s’engager dans les années 1990 au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Président de la Commission Israël, il œuvre au renforcement des relations entre la France et Israël. Dans ce cadre, il tisse des liens étroits avec de nombreuses personnalités politiques françaises, dont l’ancien président Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande. Meyer Habib est à l’origine de nombreux événements dont, le 22 juin 2003, les « 12 heures de l’Amitié France Israël » , qui a réuni plus de 50 000 personnes et plus de 100 parlementaires. De nombreuses personnalités politiques françaises participent à cet évènement, parmi lesquelles François Hollande, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou François Bayrou. Côté israélien, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, ami personnel de longue date de Meyer Habib, fait le déplacement.

Membre du Comité exécutif du KKL, il est également élu au comité directeur du CRIF, puis au bureau exécutif. Élu à trois reprises à la vice-présidence du CRIF, il se présente à la présidence de l’institution en 2010, contre Richard Prasquier. Il démissionne de la vice-présidence à la suite de son élection comme député de la 8e circonscription des Français de l’étranger.

Débuts en politique

En 2013, à la suite de l’annulation de l’élection de Daphna Poznanski-Benhamou en tant que députée, il se présente à l’élection législative partielle dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, sous l’étiquette de l’UDI. Il bénéficie du soutien officiel de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien ainsi que du soutien de Jean-Louis Borloo, président-fondateur de l’UDI.

Il mène des campagnes électorales presque exclusivement orientées vers Israël et aux accents très religieux112.

Meyer Habib termine le premier tour, à la deuxième place avec 15,37 %, derrière la candidate UMP, Valérie Hoffenberg (21,85 %), et devant la candidate PS Marie-Rose Koro (14,61 %). Le 9 juin 2013, il est élu député au second tour face à Valérie Hoffenberg, avec 4 767 voix sur 111 731 inscrits, soit 53,36 % des suffrages exprimés, dans un contexte de forte abstention.

Il soutient François Fillon pour le second tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016.

One Comment

  1. 'Ami Artsi 19 juin 2017 at 15 h 42 min - Reply

    Emmanuel Macron PAS grand vainqueur ! Quand on est élu dans des élections présidentielles et législatives où il y a eu un tel taux d’abstention et pour faire barrage à Le Pen (2è tour de la présidentielle) plutôt que par passion pour Emmanuel Macron, on n’est pas « grand vainqueur » ! La victoire est très modeste car elle n’est pas le fait de la grande majorité des électeurs en France qui ne voulait pas de Macron !

    Alors les macronistes devraient ravaler un peu leur arrogance et se comporter avec humilité. Le parti d’Emmanuel Macron n’a remporté qu’un important nombre de votes… Mais SUR LE NOMBRE D’ÉLECTEURS AYANT ÉTÉ VOTER, qui est très très bas !

    N’importe quelle démocratie normalement foutue aurait organisé de nouvelles élections car Macron ne représente pas la majorité des électeurs, mais une très petite minorité qui bénéficie d’un effet zoom à cause du peu de votants qui se soient exprimés dans les urnes.

    Exemple : imaginons deux candidats. A cause d’un taux d’abstention historique de 100 000 000 de personnes, l’un reçoit un vote en sa faveur et l’autre deux. Peut-on dire que le second est un « grand vainqueur » de ces élections ? Non ! Pourtant l’un a plus de 60% de votes en sa faveur… Mais ces 60% ne représentent même pas 0,000002% du total de l’électorat !

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